Posted in News on janvier 5, 2012

Chantre de la Cathédrale copte, diacre du pape Chénouda III et professeur des mélodies coptes à la faculté ecclésiastique de Kyrollos VI, le maître Ibrahim Ayad fête toutes les cérémonies coptes et égyptiennes par des prières et des hymnes sacrés.

Le chant de l’amour divin



La veille du 7 janvier est son rendez-vous annuel, où il retrouve tous les chrétiens dans un rituel sacré. A la Cathédrale, sur les chaînes satellites et les ondes de radio, sa voix s’élève et se propage, récitant l’évangile, les hymnes coptes et arabes, fêtant le Noël orthodoxe. Maître Ibrahim Ayad, le plus grand chantre de l’Eglise copte, diacre du pape Chénouda III et professeur de mélodies coptes à la faculté ecclésiastique de Kyrollos VI, est toujours présent dans les messes en tenue ecclésiastique et allure familière. Durant les derniers jours du carême, et pendant ses cours réguliers, il fut surpris par une petite fête en classe organisée par ses disciples. « On a célébré mon anniversaire et chanté les hymnes qu’on chante au pape Chénouda III en arabe et en copte », dit-il avec émotion. Les voix des disciples s’élèvent en chantant et vont droit au cœur du maître Ayad. Un homme aimé et apprécié de son entourage. « Dieu est amour », lance-t-il. Et d’ajouter : « Le peuple égyptien se réunit aussi par amour ». Il ne s’agit pas de slogans que Ayad répète. Au contraire, pour lui, ce sont des vérités bien claires qui font partie de ses croyances et de sa doctrine religieuse.

Pour lui, la révolution a été menée par « les jeunes les plus purs d’Egypte ». Les problèmes actuels de violence, les attaques de Maspero, les incidents de la rue Mohamad Mahmoud et ceux de Qasr Al-Aïni, les combats séparant les forces politiques et le Conseil militaire et les tentatives de conflits sectaires ne vont pas affecter la solidarité du peuple. « Il ne faut pas oublier que faire de la politique n’est pas le propre de l’armée. Cette période critique que nous vivons s’achèvera bientôt. Le choix d’Al-Ganzouri en tant que premier ministre est dû à son expérience. Le fait qu’il accepte est un vrai défi pour lui, surtout que la situation s’aggrave de plus en plus. Mais, moi, comme d’autres prêtres et citoyens, j’ai un espoir en l’avenir. Je crois que l’Egypte sera toujours protégée ». Une simple intuition ? Peut-être. Il cite d’ailleurs un extrait de l’évangile : « Bénie soit l’Egypte, mon peuple » et signale: « Les Egyptiens, musulmans et chrétiens, sont proches de leurs religions et aiment leur pays. En temps de crise, on s’unit pour retrouver notre force. Avec amour, tout est faisable ». Un esprit de tolérance, de paix, de solidarité. Ayad ne le nie pas. Il est convaincu que les musulmans et les chrétiens de ce pays ne font qu’un. « Beaucoup de mes voisins sont musulmans. Ils viennent me voir en disant : tu es responsable de nous. Tu dois t’occuper des problèmes de l’immeuble. Ils ont une grande confiance en moi », explique Ayad en souriant.

Il se concentre pour un moment, fouille dans sa mémoire et reprend : « En effectuant mon service militaire dans les années 1970, je me rappelle que le sergent m’appelait souvent pour écouter les hymnes coptes. Il me disait : chantez quelque chose de votre répertoire. Il était musulman, mais éprouvait une grande joie en écoutant ma voix et mes hymnes. Tout le monde était content ».

Un moment de silence règne, Ayad a l’air d’être ailleurs, d’opérer un voyage très très loin … Un grand sourire se dessine sur ses lèvres et il dit avec fierté : « Je remercie le Bon Dieu d’avoir effectué mon service militaire. J’ai participé aussi à la guerre de 1973 ». Une gloire, certes. « J’ai eu la chance de rendre service à mon pays, ainsi que mon grand frère et mes deux fils. C’est important. Je me rappelle que pendant les années 1960, mon père avait un chagrin. Mon frère aîné était sur le champ de bataille, assiégé par les ennemis. On passait des heures et des jours à s’enquérir de ses nouvelles ». Le fait d’avoir remporté un laurier, quelques années plus tard, fut un vrai soulagement pour Ayad.

Depuis sa tendre enfance, Ibrahim Ayad éprouve une grande passion pour le chant religieux et les hymnes coptes. Sans avoir une grande ambition à mener une carrière de chantre, il s’est lancé dans le monde des mélodies coptes juste pour le découvrir. « Mon père était un homme ordinaire. Mais il tenait à nous accompagner régulièrement à l’église. C’est ainsi que j’ai découvert le monde des mélodies coptes. Par curiosité, j’ai voulu tout apprendre et maîtriser. Je ne cherchais ni à faire partie du clergé ni à suivre une étude universitaire commune. Je me suis retrouvé uniquement dans le chant », raconte-t-il.

Epris par la musique religieuse, Ayad a étudié à l’Institut des mélodies coptes à Béni-Soueif, avant de se rendre à la Cathédrale copte du Caire. « Mes amis à l’institut ont constaté ma passion et mon amour pour le chant. Un ami à l’institut m’a encouragé à aller poursuivre des études musicales au Caire. Je me suis rendu alors à la Cathédrale, mais vu mon jeune âge, les prêtres ne voulaient pas m’accepter. Le pape Chénouda III, à l’époque le bishop Chénouda, m’a soutenu et a dit aux évêques : laissez-le apprendre ».

Le professeur Ragheb Mouftah (spécialiste de musique copte) a encouragé le jeune Ayad à poursuivre ses études et lui a donné aussi l’occasion d’apprendre à d’autres jeunes à chanter et à prier. « Mouftah était mon parrain pendant plus de 12 ans », dit-il avec une grande gratitude. Le jeune disciple réussit à briller dans le chant et l’interprétation vocale des hymnes coptes et traditionnels de l’Eglise. « Le monde des mélodies coptes est une mer très profonde. Même après une trentaine d’années, je continue à découvrir ses mystères et à apprendre ses secrets », souligne le diacre.

Pour lui, la genèse des hymnes coptes réside en ses origines et sources pharaoniques. Le chant et la musique s’inspirent des traditions et rituels de l’Egypte ancienne, gardant les mêmes mesures et rythmes ancestraux. « Le fait de préserver les rythmes et mesures du passé est primordial. La musique copte est basée sur l’interprétation vocale. Parfois, pour les cérémonies importantes, on a recours à des instruments comme le nay, le luth ou le triangle. Des instruments qu’on utilise en respectant les rythmes d’antan. D’ailleurs, l’évolution s’effectue au niveau des paroles. On peut attribuer des paroles modernes ou contemporaines à des airs ancestraux », un travail que Ayad maîtrise parfaitement bien, créant un lien étroit entre passé et présent.

Durant la 4e édition du festival international Samaa pour le chant soufi et la musique spirituelle, tenu durant le dernier Ramadan au palais d’Al-Ghouri, maître Ibrahim Ayad a reçu un hommage pour l’ensemble de son œuvre. « C’était la clôture du festival. J’étais vraiment ému par l’audience présente. Beaucoup de personnes sont venues me saluer. Je n’imaginais pas que j’étais aussi connu », dit-il modestement.

« Les troupes de musique religieuse, venues des quatre coins du monde, m’ont impressionné … le fait d’unifier prières et musiques religieuses témoigne que l’essence de toutes les religions est toujours la même. La fusion entre elles et l’harmonie qui en résulte révèlent un art particulier que le directeur du festival, Intissar Abdel-Fattah, tâche de faire exister. Ce genre de concert accentue l’harmonie et l’amour entre chrétiens et musulmans. De nouveau, tout le monde s’unit par amour », souligne Ayad.

Il a reçu d’ailleurs un certificat d’honneur, avec son nom et sa photo dessus, ainsi que ceux du maître des louanges musulmanes, cheikh Ali Mahmoud (1878-1946), l’autre honoré du festival. « J’ai découvert l’art du cheikh Ali Mahmoud à travers des enregistrements audio et des archives électroniques. Sa voix m’a profondément touché ».

La récitation de l’Evangile, les cantiques coptes et arabes, les sermons, etc. Tout est bien enregistré par la voix d’Ibrahim Ayad. Son propre site : www. Ibrahim-Ayad.com ne renferme ni de CV ni de détails personnels. Il est juste consacré aux hymnes enregistrés tout au long de sa carrière. Un service gratuit au profit des amateurs de cette musique religieuse. La voix de Ayad se mêle à celle de son fils Antoine, lui aussi diacre et leader de chorale copte ; c’est un informaticien et propriétaire d’une agence publicitaire.

« Antoine, lui aussi, s’est épris du monde des mélodies coptes. Je me rappelle bien qu’à la maison, il s’introduisait dans mon bureau, allumait le magnétophone, mettait un casque sur les oreilles et passait son temps à écouter de la musique et du chant religieux, sans se lasser », évoque Ayad. Tel père, tel fils. Mais en fait, Ibrahim Ayad a dû révéler à ses enfants (Antoine, Mariam et Mina) l’importance d’avoir une carrière parallèle au chant religieux. « C’était mon rôle en tant que père. Il fallait leur montrer les choix à faire dans la vie ».

Quant à lui, il se contente de donner des cours de chant, à la Cathédrale et à l’Institut des mélodies de Choubra, à Alexandrie, en Haute-Egypte, etc. Il répond aux invitations des fidèles lui demandant d’animer des mariages ou d’autres cérémonies. « Le pape Chénouda III m’a dit le jour de mon engagement à l’Eglise : ton service est pour tout le monde ». En effet, partager avec autrui les maux et joies de la vie constitue la principale préoccupation de Ayad. Il sert les gens, le pape et Dieu. Chante l’amour spirituel. Et prie pour l’Egypte.

(via Ahram Hebdo)


Posted in News on janvier 4, 2012

En Egypte, les frères ennemis de l’islamisme, frères musulmans d’une part et salafistes de l’autre, font de la minorité copte un enjeu dont elle se serait sans doute bien passé.

Les Frères musulmans poursuivent leur stratégie de normalisation de leur mouvement, en particulier en montrant leur attachement à la liberté religieuse. Hier, la décision de la Confrérie de présenter un candidat copte en face d’un candidat salafiste pour le troisième tour des élections législatives dans le gouvernorat de Qaliubiya a provoqué la colère des salafistes locaux. Hany Gad, le candidat copte en question, n’est pas le seul à se présenter sous la banière du Parti de la Justice et de la Paix (FJP); Amin Iskander, un leader copte du parti nassériste de la Dignité, a été élu sous l’étiquette du FJP au parlement.

Sur internet, la Confrérie met en avant le plus possible sa nouvelle amitié pour les chrétiens. Ainsi, sur la page Facebook du FJP, une bannière avertit-elle les visiteurs que « élire un copte à un office public est permis par l’islam ». De même le site officiel de la Confrérie met en avant les bonnes relations entre coptes et frères: patrouilles pour protéger les chrétiens, élus du FJP participant un peu partout aux commémorations des attentats d’Alexandrie, messages de remerciement de prêtres coptes…

Electoralement, le pari des Frères musulmans pourrait s’avérer payant dans les villes égyptiennes, où la middle-class est plutôt favorable à la coexistence pacifique, comme le prouvent les slogans lancés hier place Tahrir où des centaines de milliers de manifestants célébraient l’anniversaire de la révolution de janvier 2011, en brandissant des portraits du martyr copte Mina Daniel et chantant « Chrétiens, musulmans, une seule main ». Dans les zones plus rurales, en revanche, il n’est pas dit que le programme enchante les électeurs des salafistes. La tolérance du FJP reste d’ailleurs toute relative: dans une interview croisée donnée à Al-Arabiya, deux leaders islamistes, l’un salafiste et l’autre Frère musulman, se sont entendus pour dire qu’il n’était pas question qu’un copte puisse devenir président de l’Egypte.

(via La Vie)


Posted in News on janvier 4, 2012

Dans cette ville du sud de l’Égypte, au moins onze chrétiens ont été enlevés ces dernières semaines.

Un climat de peur s’est répandu dans la communauté copte à l’approche des élections.

« D’habitude, les commerces restent ouverts au moins jusqu’à minuit, surtout pendant la période de Noël, explique Ayman Kediss, 25 ans, un grand gaillard au visage rond, qui travaille dans la boutique d’électroménager familiale. La plupart des magasins appartiennent à des chrétiens, ici, et, à cause des enlèvements, ils préfèrent fermer tôt. »

En l’espace de quatre mois, au moins 11 coptes ont été enlevés à Nag Hammadi. « Au départ, musulmans comme coptes étaient kidnappés. Mais depuis quelques mois, seuls les chrétiens sont visés », explique Bola Abdu, militant des droits de l’homme de la ville. Il a fallu à chaque fois verser une rançon pour obtenir leur libération.

« Deux garçons ont été enlevés il y a une semaine. On a fait une manifestation dimanche, après la messe, pour que la police s’occupe de leur cas. Ils ont finalement été relâchés il y a trois jours, mais leur famille a dû verser 140 000 livres » (17 000 €), raconte Ayman.

30 % DES 40 000 HABITANTS
Du coup, l’inquiétude grandit parmi les chrétiens, qui représentent au moins 30 % des 40 000 habitants de la ville. « On dit toujours à notre famille où l’on va et à quelle heure on revient, on évite de sortir une fois la nuit tombée », raconte Michael Kheir, un ami d’Ayman, vendeur dans un magasin de vêtements. « Et beaucoup de gens estiment que c’est trop dangereux d’aller voter », ajoute ce jeune homme fluet. Michael et Ayman ne sont pourtant pas surpris par les derniers événements.

Le gouvernorat de Qena, où est situé Nag Hammadi et qui vote aujourd’hui et demain pour le premier tour de la troisième phase des législatives égyptiennes, est une région explosive. S’y concentrent trafics d’armes, de drogue, rivalités tribales et tensions entre musulmans et chrétiens, plus nombreux ici que dans le reste du pays.

C’est à Nag Hammadi que six jeunes coptes avaient été tués en janvier 2010, à la sortie de la messe de Noël. L’auteur de la fusillade a depuis été condamné par la justice et exécuté, mais la tension n’est jamais vraiment retombée entre chrétiens et musulmans de cette petite ville.

LES ÉLECTIONS S’ANNONCENT AGITÉES
« Je m’attendais à ce qu’il y ait plus de violences après la révolution », assure Ayman. Depuis un an, les armes circulent encore plus facilement et la police est très peu présente.« Quand il y a des affrontements entre deux tribus, les policiers n’interviennent plus. Ils ont peur d’être eux-mêmes pris pour cible », explique Abdel Basset Gad, un activiste pro-démocratie de Qena.

Dans un tel contexte, les élections s’annoncent agitées. Des bataillons de soldats et des camions de policiers anti-émeute ont pris position ces derniers jours à Qena et Nag Hammadi.

Frères musulmans et salafistes – souvent des djihadistes repentis, dans cette région qui était l’un des bastions des groupes islamistes armés dans les années 1990 – partent largement favoris, talonnés de près par les anciens caciques du parti au pouvoir.

« IL FAUT ARRÊTER D’AVOIR PEUR »,
« Tous ces groupes n’ont pas intérêt à ce que les coptes votent, parce qu’ils ne vont pas voter pour eux », estime Ahmed Fathy, candidat pour le parti libéral Al-Adl à Nag Hammadi.

C’est cette convergence d’intérêts, selon lui, qui expliquent la récente vague d’enlèvements. En l’absence d’une liste du Bloc égyptien, la grande coalition libérale favorite des chrétiens lors des deux premières phases du scrutin, il y a de fortes chances que les voix coptes s’éparpillent ici entre différents candidats libéraux.

Malgré tout, Ayman et Michael sont décidés à aller voter. « C’est notre droit de citoyen. Il faut arrêter d’avoir peur », affirme Ayman. Pour lui, les enlèvements ne sont pas forcément liés aux élections.

« Ce sont des bandes criminelles qui kidnappent les gens, pas des organisations religieuses. Ils visent ceux qui sont les plus faibles, et en ce moment ce sont les chrétiens, parce qu’ils ne sont pas armés et que la police ne va pas prendre leur défense contre la majorité musulmane. »

(via La Croix)


Posted in News on janvier 3, 2012

Une nouvelle ère s’ouvre pour les chrétiens coptes de Libye.

Nombre d’entre eux avaient fui le pays quand la guerre civile a éclaté, par peur d’être la cible privilégiée des violences.


Posted in News on janvier 3, 2012

Les Coptes s’apprêtent à marquer un triste anniversaire. Celui de l’attaque à la bombe contre l’église des Saints à Alexandrie, le 1er janvier dernier. L’attentat n’a jamais été revendiqué. Il avait fait 21 morts, et 79 blessés, qui resteront à jamais dans la mémoire de la communauté copte…


Posted in News on janvier 2, 2012

Gress Sobhy de l’association Solidarité Copte était hier l’invité du journal de TV5MONDE du 1er janvier 2012.

Il répond à Dominique Tchimbakala, sur la question des auteurs des attentat de l’église des Saints du 31 décembre 2010 :


Posted in News on janvier 2, 2012

Alors que divers candidats aux élections parlementaires ont rendu visite aux églises coptes pour les saluer pour le Nouvel An, les salafistes du Parti El Nour se sont abstenu de cette pratique courante.

A Daqahlia, Yousry Hany, candidat des Frères musulmans, avec d’autres dirigeants du groupe, ont effectué une visite à des églises dans le gouvernorat. Ces Eglises, ont également été visité par les parties Wafd et nassérien.

Dans le gouvernorat de Belqas, l’évêque Bishoy, secrétaire du Saint Synode, a refusé de rencontrer tout candidat, en disant que l’église doit se tenir à l’écart de la politique.

En attendant, le Parti de la Liberté et la Justice a accusé le Parti Nour de tromper ses électeurs, car ce dernier est un parti ultra-religieux conservateur, mais il joue la carte du groupe laïque et socialiste dans les élections. « Qu’ils prouvent cette affirmation », a déclaré Ashraf Thabet, membre du comité du Parti Nour.

(via Al Masry Al Youm)


Posted in News on janvier 1, 2012

Le Noël copte, c’est en janvier, mais les préparatifs vont bon train dans les quartiers du Caire où vit la première communauté chrétienne d’orient.

Pourtant cette année, l’insouciance a laissé place à l’inquiétude face au triomphe des islamistes aux élections législatives :


Posted in News on janvier 1, 2012

Si vous vous demandiez, à quoi ressemblais l’église des Saints hier, un an après les attentats, voici une vidéo.

Les coptes et les musulmans se sont rassemblés devant l’église pour chanter l’hymne national égyptien, et l’union entre chrétiens et musulmans, était hier présente devant cette saint église :


Posted in News, Vidéos on janvier 1, 2012

Hier, 31 décembre 2011, c’était le premier anniversaire de l’attentat de l’église des Saints à Alexandrie.

Un an après voici un retour en vidéos, avec des témoignages, et des vidéos d’espoir pour ces martyrs :


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