Accueil / News / [News] Hala Shukrallah, une copte pour diriger le parti libéral égyptien Al-Dostour
[News] Hala Shukrallah, une copte pour diriger le parti libéral égyptien Al-Dostour

[News] Hala Shukrallah, une copte pour diriger le parti libéral égyptien Al-Dostour


Le parti libéral Al Dostour a été fondé par l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie nucléaire (AIEA), Mohamed El Baradei.

Cette nomination un véritable défi dans un pays conservateur, où la femme est devenue l’égale de l’homme depuis tout juste trois mois, grâce à la nouvelle Constitution.

SOCIOLOGUE ET MILITANTE DES DROITS DE L’HOMME

Hala Shukrallah, âgée de 59 ans, était totalement inconnue des médias jusqu’à son élection lors de l’assemblée générale du parti Al-Dostour (« la Constitution »), le 22 février. Elle en est désormais la vedette. « Quelque chose a changé en Égypte », a-t-elle déclaré.

Diplômée de sociologie de l’université du Caire, elle a préparé son master à l’université du Sussex, en Grande-Bretagne, puis son doctorat au University College de Londres. De retour au Caire, bien que mariée et mère de famille, cette Égyptienne a connu une vie d’activiste mouvementée. Sociologue de gauche, elle a milité pour les organisations des droits de l’homme avant de devenir, en 2006, la cofondatrice du mouvement « Égyptiens contre la discrimination ».

RESTRUCTURER UN PARTI FRAGILISÉ

En avril 2012, à la fondation d’Al-Dostour, Hala Shukrallah est numéro deux et se voit confier l’éducation politique des jeunes révolutionnaires qui ont rallié le parti. Ces mêmes jeunes gens l’ont poussée à briguer la présidence du parti, menacé d’effritement après la démission de son fondateur, Mohamed El Baradei, du poste de vice-président de la République, mais surtout après son départ pour l’Autriche, après avoir dénoncé la brutalité de la répression des islamistes par l’armée, le 14 août 2013.

La nouvelle présidente a été élue à une écrasante majorité des voix : 108 sur 187. Son but est aujourd’hui de restructurer le parti, qui sera probablement dans l’opposition. « À l’évidence, le pays ne va pas vers la démocratie… Nous choisirons de soutenir pour la présidence de la République le candidat qui a une vision démocratique et un agenda pour la renaissance de l’Égypte », a-t-elle confié.

(via La Croix)

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Revenir en haut de la page
Visit Us On FacebookVisit Us On TwitterVisit Us On Pinterest