Posted in PapeShenoudaIII, Vidéos on janvier 7, 2012

Comme chaque année, le Pape Shenouda III, envoi un message aux Coptes de la diaspora. Voici le messag de cette année, en français et en arabe, lu par Abouna Moussa Wahib :





Message de sa Sainteté le Pape Chenouda III
Pape d’Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc
à l’occasion de la fête de Noël
(Janvier 2012)

Mes Enfants bien-aimés dans l’émigration, le clergé et le peuple.

Je vous transmets mes salutations et tout mon amour en implorant le Seigneur de vous donner tous Ses bienfaits. Puissiez-vous progresser dans la grâce et dans l’amour de notre Seigneur Jésus Christ.

Je vous félicite à l’occasion de la fête de la glorieuse Nativité ainsi que pour le début de l’an nouveau. Que cette année soit un renouvellement pour vous en tous les domaines, spécialement dans votre spiritualité.

Je me souviens particulièrement à l’occasion de cette fête de Noël qu’il a été dit que le Seigneur à l’époque de Son incarnation faisait le bien là où Il passait. (Actes 10 : 38)

Ceci doit être un enseignement pour nous et, qu’à Son exemple, nous fassions le bien là où nous passons.

Faire le bien n’est pas uniquement ne pas faire de péché. Ceci est uniquement le point de vue négatif. L’important est l’action positive de faire le bien pour chacun de sorte que chaque personne qui nous croise sur le chemin de la vie reçoive une bonne action, peu importe comment. La Bible nous dit au sujet de cette action positive : « Être en mesure de faire le bien, et ne pas le faire, c’est un péché. » (Jc 4 : 17)

Nous voyons donc que le péché n’est pas uniquement de faire le mal et les impuretés, mais aussi de ne pas faire le bien. Ceci n’est pas uniquement dans le nouveau Testament, mais aussi dans l’ancien. Il est écrit : « ne refuse pas ton aide à celui qui la mérite, quand tu as les moyens de l’accorder. Ne dis pas, quand tu as de quoi donner : `Va-t-en, tu reviendras, je donnerai demain.’ » (Proverbes 3 : 27 – 28)

Faire le bien ne réside pas uniquement dans les dons matériels mais aussi dans les dons spirituels : dans le ministère, la parole agréable, le bon conseil, les paroles utiles, la consolation, la gentillesse et la courtoisie par lesquels tu peux acquérir des amitiés. Faire le bien c’est guider les autres vers les bonnes choses, c’est aussi la réponse aimable qui « apaise la fureur. » (Proverbes 15 : 1)

Vous pouvez faire le bien en soulageant ceux qui peinent. Le Seigneur a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11 : 28) Ceci peut se faire par le sourire qui donne un bon sentiment à ceux qui vous voient.

Vous ferez du bien si vous pouvez participer à la prédication et à faire parvenir la Parole de Dieu à ceux qui ne la connaissent pas et aux incroyants.

Le ministère dans l’Eglise est une bonne action. Ne laissez pas Satan semer l’ivraie en elle par la discorde et l’égoïsme.

Mes enfants bien-aimés, ayez au début de cette nouvelle année ce principe : considérez que chaque jour au cours duquel vous ne faites pas une bonne action est une journée perdue de votre vie.

Dieu vous a créés à Son image. Il est le Bienfaiteur. Soyez, vous aussi, à l’image de votre Père céleste en faisant le bien à Son exemple.

N’attendez pas que l’on vous demande de rendre service, faites le bien sans qu’il vous soit demandé. Soyez sensible au besoin d’autrui et offrez-leur votre aide. N’attendez pas qu’ils vous le demandent. Soyez attentifs à ce qui peut faire plaisir et essayez de donner de la joie. Ainsi vous ferez le bien là où vous passerez.

Que le Seigneur soit avec vous. J’espère recevoir de bonnes nouvelles de votre part.

(Signé)
Chenouda III
Janvier 2012


Posted in News on janvier 7, 2012



Les chrétiens d’Egypte célébraient le Noël copte dans un climat marqué par les violences contre leur communauté au cours de l’année écoulée, et les craintes face à la domination des islamistes aux élections.

« Les chrétiens ne se sentent pas en sécurité. Ils pensaient que la révolution allait changer les choses, que nous allions vers des temps meilleurs, mais c’est l’inverse », affirmait une fidèle, Soher Hana, à la sortie d’une église du Caire.

Dès vendredi, un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place aux abords des églises pour la traditionnelle messe de minuit qui précède le jour de Noël copte, le 7 janvier, ont annoncé les autorités.

A Washington, le président Barack Obama a insisté sur la « protection des minorités chrétiennes et d’autres religions », citant en particulier le cas de l’Egypte, où les Coptes représentent la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient.

En France, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, chargé des cultes, a fait un geste envers cette communauté en assistant à une messe de veillée de Noël dans une église copte de la région parisienne.

De nombreux officiels et responsables politiques se sont rendus vendredi soir à la cathédrale d’Abbaseya, au Caire, pour la veillée de Noël célébrée par le patriarche de l’église copte orthodoxe Chenouda III.

Le numéro 2 du Conseil suprême des forces armées (CSFA), Sami Anan, et une dizaine d’autres généraux de cette instance qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011 étaient présents.

Les Frères musulmans ont également dépêché une délégation comprenant le chef de leur formation, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Mohammad Moursi, qui a présenté ses voeux au patriarche sans toutefois assister à la messe.
Les Frères musulmans, autrefois confinés dans la semi-clandestinité, ont réalisé quelque 36% des voix au élections législatives en cours, ce qui en fait le premier mouvement politique égyptien.

La puissante confrérie a multiplié les déclarations rassurantes à l’égard de la minorité copte, et a appelé ses militants à participer à la protection des églises dans cette période sensible.

Mais les Coptes -qui représentent 6 à 10% des quelque 82 millions d’Egyptiens- demeurent aussi inquiets face à la poussée inattendue du mouvement sunnite ultra-conservateur salafiste, qui a obtenu jusqu’à présent 20 à 25% des voix.

« Les Frères musulmans cherchent d’une certaine manière à faire des déclarations équilibrées, mais les propos des salafistes affirmant que les chrétiens sont des infidèles ou qu’ils ne peuvent pas avoir de fonctions officielles nous font peur », affirme Fayez Abdo, un autre fidèle.

Chenouda III a estimé dans son homélie que « l’Egypte traverse une période transitoire critique mais nous sommes sûrs que nous allons le faire dans la paix ». Il a également salué le rôle des forces armées, « qui ont fait des sacrifices pour le bien de l’Egypte et de son peuple »

Pourtant, en octobre dernier la répression par l’armée d’une manifestation de militants coptes au Caire avait fait 25 morts, dont une majorité de chrétiens, renforçant le sentiment de précarité et de discrimination largement répandu dans cette communauté.

Les violences contre les chrétiens d’Egypte ont été dominées en janvier 2010 par un attentat à la sortie d’une messe de Noël en Haute-Egypte au cours duquel 6 Coptes ont été tués, ainsi qu’un garde musulman.

Un an plus tard, la nuit du nouvel an avait été ensanglantée par un attentat contre une église d’Alexandrie (nord), qui avait fait une vingtaine de morts parmi les fidèles.

De nombreuses violences ont également eu lieu depuis la chute de M. Moubarak. Début mai, des affrontements entre musulmans et Coptes ont fait douze morts et plus de 200 blessés dans le quartier populaire d’Imbaba au Caire.

(via Le Parisien)


Posted in News on janvier 7, 2012

Une nouvelle fois, de nombreuses personnalités politiques et publiques étaient présentes dans les célébrations de Noël en France et en Egypte.

En France, à l’église de Chatenay, Claude Guéant, ministre de l’intérieur, était présent à la messe de Noël ainsi que le consul égyptien en France :


Le chanteur Ehab Tawfik, était également présent dans les églises de Villejuif et Chatenay :





A l’église de la Vierge Marie à Nogent, Mgr Michel SANTIER (Évêque de Créteil), M. Jacques MARTIN (Maire de Nogent), la maire adjointe et Père Christophe ROUCOU :



Du coté de la Paroisse de Saint Moïse le Noir et de Saint Samuel à Deuil la Barre, des représentants de la communauté catholique et protestante étaient présent à la Messe de Noël :



A la Cathédrale du Caire, l’armée était omniprésente :



Le Leader des Frères musulmans, salue l’armée :



A la messe de Noël, le leader des Frères Musulmans, Essam al-Arian, était présent à la Messe de Noël et a salué le Pape durant la messe :



Le Dr. Atef Abdel Ghafour, président du parti salafiste Al Nour, était également présent et a indiqué, que les islamistes et les Coptes, formeront l’Egypte de demain :



Du coté des personnalités publiques, à la Cathédrale, le célèbre acteur égyptien Adel Imam, était présent. Pour rappel, il était également présent à la messe de Noël de l’année dernière :



Du coté de la célébration de Noël dans l’église évangélique du Caire, de nombreuses personnalités étaient présentes, dont Ahmed Harara, qui a perdu un oeil lors de la révolution le 25/01/2011, et le second oeil dans les combats avec l’armée de décembre dans la rue Mohamed Mahmoud. Beaucoup d’émotions de la part de l’assemblé :





Il est jeune, partisan de l’égalité des sexes et la coqueluche des Egyptiennes. Amr Hamzawy, fondateur du parti « Egypte libre », a gagné les élections à Heliopolis :



Khaled El Nabawy, et Alaa El Aswany, auteur du livre « L’immeuble Yacoubian » :



Yosri Fouda, grand journaliste égyptien :



Alaa Abd El Fattah, leader de la blogosphère égyptienne, Khaled Youssef, du parti Égyptiens Libre, Amr Moussa, et des personnalités du cinéma et de la télévision égyptienne :












Posted in News on janvier 7, 2012

Le président des Etats-Unis Barack Obama a insisté hier sur la « protection des minorités chrétiennes et d’autres religions » à l’occasion du Noël copte, citant en particulier le cas de l’Egypte, théâtre de récentes violences contre cette communauté. « Je souhaite réaffirmer l’engagement des Etats-Unis à oeuvrer à la protection des minorités chrétiennes et d’autres religions dans le monde entier. Comme les événements en Egypte et ailleurs l’ont montré, et comme l’histoire nous le rappelle constamment, la liberté de religion, la protection de gens de toutes les croyances (…) est cruciale », a précisé Obama dans un communiqué.

Les autorités en Egypte avaient mis en place hier un imposant dispositif de sécurité pour assurer la protection des églises, au moment où les chrétiens coptes célèbrent le premier Noël depuis la chute de l’ancien président Hosni Moubarak et en présence pour la première fois de groupes islamistes. Le 1er janvier 2011, plus de 20 personnes avaient été tuées à la sortie d’une messe de nouvel an à Alexandrie, la deuxième ville du pays, dans un attentat qui n’avait pas été revendiqué. En janvier 2010, six Coptes avaient été tués par balles à la sortie d’une messe de Noël en Haute-Egypte.

Voici le communiqué du Président Obama :

Michelle and I wish Coptic Orthodox Christians in the United States and around the world a blessed and joyous Christmas. On this special day, we give thanks for the extraordinary contributions that Coptic Christians have made to the United States. I want to reaffirm the commitment of the United States to work for the protection of Christian and other religious minorities around the world. As events in Egypt and elsewhere have illustrated, and as history repeatedly reminds us, freedom of religion, the protection of people of all faiths, and the ability to worship as you choose are critical to a peaceful, inclusive and thriving society. In this Christmas season, we join our Coptic brothers and sisters around the globe in prayers for peace.

Source : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2012/01/06/statement-president-celebration-coptic-christmas


Posted in News on janvier 7, 2012

Lors de la messe de Noël hier du Pape Shenouda III, de nombreuses personnalités de l’armée, qui a actuellement le pouvoir en Egypte, étaient présente.

Dans son sermon le Pape a remercié l’armée égyptienne pour le début de la nouvelle année, et pour la protection du pays.

Lors de cette phrases des dizaines de personnes ont criés : « A bas le service militaire ». Voici la vidéo, telle qu’elle a été retransmise à la TV :



Une autre vidéo, filmée par les manifestants a également été mise en ligne hier soir :


Posted in News on janvier 6, 2012

En Egypte, les coptes se préparent à célébrer le Noël orthodoxe ce vendredi soir, avec la traditionnelle messe de minuit. Les tensions entre les coptes et les autres communautés religieuses se sont accrues depuis plusieurs années. Il y a un an, le 31 décembre 2010, un attentat à la bombe devant l’église des Saints, à Alexandrie, avait fait 23 morts et 80 blessés. Depuis, le régime de Moubarak est tombé. Le contexte un an après est bien différent. Les élections parlementaires qui viennent de s’achever ont donné un large soutien aux tendances des Frères musulmans et des salafistes, qui pourraient être crédités de 65% des voix. Cela ne rassure pas les coptes qui représentent entre 8 et 10% de la population et se sentent discriminés depuis une trentaine d’années.

Tensions confessionnelles et discriminations

La situation des coptes, les chrétiens pour la plupart orthodoxes établis depuis 13 siècles en Egypte, s’est nettement dégradée depuis une trentaine d’années, et notamment avec l’arrivée de Sadate au pouvoir qui a toléré des mouvements islamistes pour contrer la puissance des nationalistes nassériens. Les violences – incendies d’églises, souvent provoqués par de petits groupes, ou des histoires de quartiers, notamment en Haute-Egypte – se sont multipliées ces dernières années.

Les coptes se sentent discriminés : la Constitution, dans son deuxième article, stipule que l’islam est la principale source de législation ; les lois qui régissent la construction des églises sont différentes de celles qui prévalent pour les mosquées ; la conversion à l’islam est possible, mais la conversion de l’islam à une autre religion est interdite. L’accès à certains postes à responsabilité notamment dans la fonction publique, l’armée, la justice, ou la direction des universités est bien plus difficile… Dans un contexte de crise économique, les tensions sont ravivées, et la tendance des deux tiers des voix pour les partis islamistes lors des élections parlementaires qui viennent de s’achever, ne rassure pas les coptes.

Solidarité des musulmans pour protéger les églises

Après les attentats d’Alexandrie le 31 décembre 2010, une large majorité de musulmans avaient été choquée par cette violence. Ils s’étaient spontanément rendus devant les églises, formant des chaînes humaines pour les protéger le soir de Noël.

Cet élan de solidarité s’était ensuite exprimé place Tahrir lors de la révolution fin janvier 2011 avec des affiches mariant le croissant et la croix et des inscriptions « musulmans et chrétiens, main dans la main ».
Cette fois encore, la solidarité semble être de mise, comme le souligne Samer Soliman, professeur d’économie politique à l’université américaine du Caire. Il est lui-même copte, non pratiquant, mais il suit de près ces questions. « Il va y avoir des sit-in de protection des églises, ils ont fait la même chose pour le nouvel An. Il y a des tensions, mais on peut remarquer ces tentatives de certaines forces populaires d’afficher leur soutien envers les coptes ».

L’invitation du pape Shenouda III à la messe de minuit


Le patriarche de l’église copte orthodoxe, Shenouda III, a lancé une invitation fin décembre à tous les partis politiques à assister à la messe de Noël ce vendredi soir 6 janvier 2012. Les Frères musulmans ont accepté l’invitation, mais les salafistes ont décliné. Selon Mustapha Kamel al-Saïed, professeur de sciences politiques à l’université du Caire, ce n’est pas pour autant qu’ils seront à l’origine de violences contre les églises ce vendredi, ils auraient même envoyé un message – notamment le parti al-Nour – condamnant les attaques contre des églises ou des citoyens coptes. De fait, ces violences qui se sont multipliées ces derniers temps sont souvent le fait de groupes extrémistes composés de gens peu éduqués, des deux côtés, qui ont de part et d’autre le sentiment que leurs droits sont bafoués.

Des violences souvent impunies malgré des lois anti-discrimination

En janvier 2010, six coptes et un policier avaient été tués par balle à la sortie d’une messe de Noël en Haute-Egypte à Nag Hammadi. Mi-janvier 2011, pour la première fois, celui qui était considéré comme le cerveau de ces attaques a été condamné, par une cour, à la peine capitale. Mais pour les attentats d’Alexandrie, l’enquête est figée, un an après, ils n’ont toujours pas été élucidés, personne n’a été jugé pour ces actes.

Cette année, l’évêque copte orthodoxe de Nag Hammadi Mgr Kyrillos a dit avoir reçu des menaces d’attaques lors des célébrations de Noël.
Pour remédier à ces violences, des législations anti-discriminations ont été promises et adoptées, dont la toute dernière mi-octobre 2011, une loi présentée une semaine après les violences à Maspero près du ministère de l’Information au Caire, où 27 personnes, principalement des chrétiens coptes, ont été tuées. C’était lors d’une manifestation de coptes suite à la destruction d’une église construite sans permis selon les autorités, des vidéos montrant des chars de l’armée écrasant des manifestants avaient d’ailleurs fait le tour du Net. Mais les mesures anti-discrimination qui devaient, entre autres, permettre d’accélérer les procédures de légalisation d’églises construites sans autorisation, ne sont pas encore appliquées.

De leur côté, les Frères musulmans, eux, veulent le pouvoir, et ils font tout pour rassurer, comme l’explique Mustapha Kamel al-Saïed. « Ils essayent même de montrer qu’ils ne sont pas opposés aux candidats coptes. Le vice-président du parti Liberté et justice est un copte, ce n’est pas un copte orthodoxe, mais c’est un chrétien. Ils ont déclaré aussi leur préférence pour un gouvernement de coalition avec d’autres partis politiques dans lesquels il y aurait des personnalités coptes ».

La priorité des Frères musulmans est de s’assurer le pouvoir sans heurts

Le patriarche de l’église copte orthodoxe Shenouda III avait appelé les coptes à voter pour des partis laïcs, sans plus de précision.
Il faut rappeler que contrairement au parti Liberté et justice des Frères musulmans ou aux partis liés aux salafistes, il n’y a pas eu de création de partis coptes.

Les électeurs se sont donc ralliés, selon les régions, à différentes formations – comme le Bloc Egyptien, Free Egypt ou encore La Révolution Continue – ou aux indépendants, allant parfois jusqu’à voter pour le parti Liberté et justice pour contrer les salafistes dans leur région.

Selon Samer Soliman, ni les mouvements islamistes, ni le Conseil supérieur des forces armées n’ont intérêt à raviver les tensions contre les coptes. « Maintenant, l’intérêt des islamistes est de maintenir la paix et la sécurité parce qu’ils se préparent au pouvoir. Ils n’ont donc aucun intérêt à déclencher des attentats contre les chrétiens. Même chose concernant la principale tendance du Conseil supérieur des forces armées qui veut s’assurer que le processus de transition sera mené à son terme pour ensuite partager le pouvoir avec les forces islamistes. Donc si des attentats se produisent, je pense que ce sera dû à des groupes qui ne veulent pas que le processus de transition continue ».

L’enjeu sera, pour les coptes, de savoir de quelle façon les partis islamistes – majoritaires à l’issue des élections parlementaires qui viennent de s’achever – arbitreront lors de la révision de la Constitution.

(via RFI)


Posted in News on janvier 6, 2012

Les autorités en Égypte ont mis en place aujourd’hui un imposant dispositif de sécurité pour assurer la protection des églises, au moment où les chrétiens coptes s’apprêtent à célébrer le premier Noël post-Moubarak en présence pour la première fois de groupes islamistes.

« Le ministère de l’Intérieur a préparé un important plan de sécurité en coopération avec les forces armées pour protéger toutes les églises d’Égypte à Noël », a indiqué un responsable. Les policiers et les soldats ont été déployés devant et autour des lieux de culte chrétiens, alors que les fidèles devront subir un contrôle de sécurité, a-t-il précisé.

Le 1er janvier 2011, plus de 20 personnes avaient été tuées à la sortie d’une messe de nouvel an à Alexandrie, la deuxième ville du pays, dans un attentat qui n’a pas été revendiqué. En janvier 2010, six Coptes avaient été tués par balles à la sortie d’une messe de Noël en Haute-Egypte. Pour la première fois, des groupes islamistes, propulsés sur le devant de la scène politique après la chute du régime de Hosni Moubarak, chassé en février 2011 par un soulèvement populaire, assisteront à la messe du réveillon de Noël en soirée au Caire. Celle-ci sera dirigée par le pape Chenouda III.

La puissante confrérie des Frères musulmans, longtemps interdite sous Hosni Moubarak, doit y envoyer son numéro 2, Mahmoud Ezzat. La branche politique du groupe, le Parti de la Liberté et de la Justice, y sera représentée par son chef Mohammed Moursi, selon le mouvement. La semaine dernière, les Frères musulmans ont annoncé avoir « formé des comités pour protéger les églises afin que les mains du péché ne ruinent pas les festivités comme elles l’ont fait à plusieurs reprises sous l’ancien régime ».

(via Le Figaro)


Posted in News on janvier 6, 2012

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, chargé des Cultes, se rendra vendredi soir à la messe de Noël de l’église copte –église orientale ancienne– de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), a-t-on appris auprès des responsables de cette religion.

Le ministre ira à Chatenay-Malabry « pour honorer une invitation qui lui a été faite, en sa qualité de ministre chargé des cultes », a-t-on confirmé vendredi place Beauvau.

Son prédécesseur Brice Hortefeux avait effectué la même démarche en 2010, année où des menaces pesant sur la communauté copte étaient apparues sur internet, après un attentat commis contre une église copte d’Alexandrie (Egypte) qui avait fait 21 morts une semaine plus tôt.

(via Europe1)


Posted in News on janvier 5, 2012

Chantre de la Cathédrale copte, diacre du pape Chénouda III et professeur des mélodies coptes à la faculté ecclésiastique de Kyrollos VI, le maître Ibrahim Ayad fête toutes les cérémonies coptes et égyptiennes par des prières et des hymnes sacrés.

Le chant de l’amour divin



La veille du 7 janvier est son rendez-vous annuel, où il retrouve tous les chrétiens dans un rituel sacré. A la Cathédrale, sur les chaînes satellites et les ondes de radio, sa voix s’élève et se propage, récitant l’évangile, les hymnes coptes et arabes, fêtant le Noël orthodoxe. Maître Ibrahim Ayad, le plus grand chantre de l’Eglise copte, diacre du pape Chénouda III et professeur de mélodies coptes à la faculté ecclésiastique de Kyrollos VI, est toujours présent dans les messes en tenue ecclésiastique et allure familière. Durant les derniers jours du carême, et pendant ses cours réguliers, il fut surpris par une petite fête en classe organisée par ses disciples. « On a célébré mon anniversaire et chanté les hymnes qu’on chante au pape Chénouda III en arabe et en copte », dit-il avec émotion. Les voix des disciples s’élèvent en chantant et vont droit au cœur du maître Ayad. Un homme aimé et apprécié de son entourage. « Dieu est amour », lance-t-il. Et d’ajouter : « Le peuple égyptien se réunit aussi par amour ». Il ne s’agit pas de slogans que Ayad répète. Au contraire, pour lui, ce sont des vérités bien claires qui font partie de ses croyances et de sa doctrine religieuse.

Pour lui, la révolution a été menée par « les jeunes les plus purs d’Egypte ». Les problèmes actuels de violence, les attaques de Maspero, les incidents de la rue Mohamad Mahmoud et ceux de Qasr Al-Aïni, les combats séparant les forces politiques et le Conseil militaire et les tentatives de conflits sectaires ne vont pas affecter la solidarité du peuple. « Il ne faut pas oublier que faire de la politique n’est pas le propre de l’armée. Cette période critique que nous vivons s’achèvera bientôt. Le choix d’Al-Ganzouri en tant que premier ministre est dû à son expérience. Le fait qu’il accepte est un vrai défi pour lui, surtout que la situation s’aggrave de plus en plus. Mais, moi, comme d’autres prêtres et citoyens, j’ai un espoir en l’avenir. Je crois que l’Egypte sera toujours protégée ». Une simple intuition ? Peut-être. Il cite d’ailleurs un extrait de l’évangile : « Bénie soit l’Egypte, mon peuple » et signale: « Les Egyptiens, musulmans et chrétiens, sont proches de leurs religions et aiment leur pays. En temps de crise, on s’unit pour retrouver notre force. Avec amour, tout est faisable ». Un esprit de tolérance, de paix, de solidarité. Ayad ne le nie pas. Il est convaincu que les musulmans et les chrétiens de ce pays ne font qu’un. « Beaucoup de mes voisins sont musulmans. Ils viennent me voir en disant : tu es responsable de nous. Tu dois t’occuper des problèmes de l’immeuble. Ils ont une grande confiance en moi », explique Ayad en souriant.

Il se concentre pour un moment, fouille dans sa mémoire et reprend : « En effectuant mon service militaire dans les années 1970, je me rappelle que le sergent m’appelait souvent pour écouter les hymnes coptes. Il me disait : chantez quelque chose de votre répertoire. Il était musulman, mais éprouvait une grande joie en écoutant ma voix et mes hymnes. Tout le monde était content ».

Un moment de silence règne, Ayad a l’air d’être ailleurs, d’opérer un voyage très très loin … Un grand sourire se dessine sur ses lèvres et il dit avec fierté : « Je remercie le Bon Dieu d’avoir effectué mon service militaire. J’ai participé aussi à la guerre de 1973 ». Une gloire, certes. « J’ai eu la chance de rendre service à mon pays, ainsi que mon grand frère et mes deux fils. C’est important. Je me rappelle que pendant les années 1960, mon père avait un chagrin. Mon frère aîné était sur le champ de bataille, assiégé par les ennemis. On passait des heures et des jours à s’enquérir de ses nouvelles ». Le fait d’avoir remporté un laurier, quelques années plus tard, fut un vrai soulagement pour Ayad.

Depuis sa tendre enfance, Ibrahim Ayad éprouve une grande passion pour le chant religieux et les hymnes coptes. Sans avoir une grande ambition à mener une carrière de chantre, il s’est lancé dans le monde des mélodies coptes juste pour le découvrir. « Mon père était un homme ordinaire. Mais il tenait à nous accompagner régulièrement à l’église. C’est ainsi que j’ai découvert le monde des mélodies coptes. Par curiosité, j’ai voulu tout apprendre et maîtriser. Je ne cherchais ni à faire partie du clergé ni à suivre une étude universitaire commune. Je me suis retrouvé uniquement dans le chant », raconte-t-il.

Epris par la musique religieuse, Ayad a étudié à l’Institut des mélodies coptes à Béni-Soueif, avant de se rendre à la Cathédrale copte du Caire. « Mes amis à l’institut ont constaté ma passion et mon amour pour le chant. Un ami à l’institut m’a encouragé à aller poursuivre des études musicales au Caire. Je me suis rendu alors à la Cathédrale, mais vu mon jeune âge, les prêtres ne voulaient pas m’accepter. Le pape Chénouda III, à l’époque le bishop Chénouda, m’a soutenu et a dit aux évêques : laissez-le apprendre ».

Le professeur Ragheb Mouftah (spécialiste de musique copte) a encouragé le jeune Ayad à poursuivre ses études et lui a donné aussi l’occasion d’apprendre à d’autres jeunes à chanter et à prier. « Mouftah était mon parrain pendant plus de 12 ans », dit-il avec une grande gratitude. Le jeune disciple réussit à briller dans le chant et l’interprétation vocale des hymnes coptes et traditionnels de l’Eglise. « Le monde des mélodies coptes est une mer très profonde. Même après une trentaine d’années, je continue à découvrir ses mystères et à apprendre ses secrets », souligne le diacre.

Pour lui, la genèse des hymnes coptes réside en ses origines et sources pharaoniques. Le chant et la musique s’inspirent des traditions et rituels de l’Egypte ancienne, gardant les mêmes mesures et rythmes ancestraux. « Le fait de préserver les rythmes et mesures du passé est primordial. La musique copte est basée sur l’interprétation vocale. Parfois, pour les cérémonies importantes, on a recours à des instruments comme le nay, le luth ou le triangle. Des instruments qu’on utilise en respectant les rythmes d’antan. D’ailleurs, l’évolution s’effectue au niveau des paroles. On peut attribuer des paroles modernes ou contemporaines à des airs ancestraux », un travail que Ayad maîtrise parfaitement bien, créant un lien étroit entre passé et présent.

Durant la 4e édition du festival international Samaa pour le chant soufi et la musique spirituelle, tenu durant le dernier Ramadan au palais d’Al-Ghouri, maître Ibrahim Ayad a reçu un hommage pour l’ensemble de son œuvre. « C’était la clôture du festival. J’étais vraiment ému par l’audience présente. Beaucoup de personnes sont venues me saluer. Je n’imaginais pas que j’étais aussi connu », dit-il modestement.

« Les troupes de musique religieuse, venues des quatre coins du monde, m’ont impressionné … le fait d’unifier prières et musiques religieuses témoigne que l’essence de toutes les religions est toujours la même. La fusion entre elles et l’harmonie qui en résulte révèlent un art particulier que le directeur du festival, Intissar Abdel-Fattah, tâche de faire exister. Ce genre de concert accentue l’harmonie et l’amour entre chrétiens et musulmans. De nouveau, tout le monde s’unit par amour », souligne Ayad.

Il a reçu d’ailleurs un certificat d’honneur, avec son nom et sa photo dessus, ainsi que ceux du maître des louanges musulmanes, cheikh Ali Mahmoud (1878-1946), l’autre honoré du festival. « J’ai découvert l’art du cheikh Ali Mahmoud à travers des enregistrements audio et des archives électroniques. Sa voix m’a profondément touché ».

La récitation de l’Evangile, les cantiques coptes et arabes, les sermons, etc. Tout est bien enregistré par la voix d’Ibrahim Ayad. Son propre site : www. Ibrahim-Ayad.com ne renferme ni de CV ni de détails personnels. Il est juste consacré aux hymnes enregistrés tout au long de sa carrière. Un service gratuit au profit des amateurs de cette musique religieuse. La voix de Ayad se mêle à celle de son fils Antoine, lui aussi diacre et leader de chorale copte ; c’est un informaticien et propriétaire d’une agence publicitaire.

« Antoine, lui aussi, s’est épris du monde des mélodies coptes. Je me rappelle bien qu’à la maison, il s’introduisait dans mon bureau, allumait le magnétophone, mettait un casque sur les oreilles et passait son temps à écouter de la musique et du chant religieux, sans se lasser », évoque Ayad. Tel père, tel fils. Mais en fait, Ibrahim Ayad a dû révéler à ses enfants (Antoine, Mariam et Mina) l’importance d’avoir une carrière parallèle au chant religieux. « C’était mon rôle en tant que père. Il fallait leur montrer les choix à faire dans la vie ».

Quant à lui, il se contente de donner des cours de chant, à la Cathédrale et à l’Institut des mélodies de Choubra, à Alexandrie, en Haute-Egypte, etc. Il répond aux invitations des fidèles lui demandant d’animer des mariages ou d’autres cérémonies. « Le pape Chénouda III m’a dit le jour de mon engagement à l’Eglise : ton service est pour tout le monde ». En effet, partager avec autrui les maux et joies de la vie constitue la principale préoccupation de Ayad. Il sert les gens, le pape et Dieu. Chante l’amour spirituel. Et prie pour l’Egypte.

(via Ahram Hebdo)


Posted in News on janvier 4, 2012

En Egypte, les frères ennemis de l’islamisme, frères musulmans d’une part et salafistes de l’autre, font de la minorité copte un enjeu dont elle se serait sans doute bien passé.

Les Frères musulmans poursuivent leur stratégie de normalisation de leur mouvement, en particulier en montrant leur attachement à la liberté religieuse. Hier, la décision de la Confrérie de présenter un candidat copte en face d’un candidat salafiste pour le troisième tour des élections législatives dans le gouvernorat de Qaliubiya a provoqué la colère des salafistes locaux. Hany Gad, le candidat copte en question, n’est pas le seul à se présenter sous la banière du Parti de la Justice et de la Paix (FJP); Amin Iskander, un leader copte du parti nassériste de la Dignité, a été élu sous l’étiquette du FJP au parlement.

Sur internet, la Confrérie met en avant le plus possible sa nouvelle amitié pour les chrétiens. Ainsi, sur la page Facebook du FJP, une bannière avertit-elle les visiteurs que « élire un copte à un office public est permis par l’islam ». De même le site officiel de la Confrérie met en avant les bonnes relations entre coptes et frères: patrouilles pour protéger les chrétiens, élus du FJP participant un peu partout aux commémorations des attentats d’Alexandrie, messages de remerciement de prêtres coptes…

Electoralement, le pari des Frères musulmans pourrait s’avérer payant dans les villes égyptiennes, où la middle-class est plutôt favorable à la coexistence pacifique, comme le prouvent les slogans lancés hier place Tahrir où des centaines de milliers de manifestants célébraient l’anniversaire de la révolution de janvier 2011, en brandissant des portraits du martyr copte Mina Daniel et chantant « Chrétiens, musulmans, une seule main ». Dans les zones plus rurales, en revanche, il n’est pas dit que le programme enchante les électeurs des salafistes. La tolérance du FJP reste d’ailleurs toute relative: dans une interview croisée donnée à Al-Arabiya, deux leaders islamistes, l’un salafiste et l’autre Frère musulman, se sont entendus pour dire qu’il n’était pas question qu’un copte puisse devenir président de l’Egypte.

(via La Vie)


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