Le parquet égyptien a convoqué Camilia Chehata, épouse d’un prêtre copte dont la conversion supposée à l’islam a provoqué des remous dans le pays, pour connaître sa situation, a-t-on appris samedi de source judiciaire.
Le parquet a demandé à l’Eglise copte de lui présenter Camilia Chehata pour l’entendre et s’informer de sa situation actuelle après avoir reçu des plaintes selon lesquelles elle est détenue par des responsables de l’Eglise, a expliqué cette source à l’AFP.
Mais l’Eglise a refusé de recevoir la notification transmise par un huissier, a indiqué la même source.
Cette convocation intervient au lendemain d’une manifestation de 2.000 salafistes devant le siège de l’Eglise copte au Caire pour réclamer la libération de Camilia Chehata et Wafa Constantine, deux épouses de prêtres selon eux séquestrées par l’Eglise après s’être converties à l’islam.
Les deux femmes auraient chacune quitté leur mari après une dispute conjugale, il y a sept ans pour Mme Constantine, l’année dernière pour Mme Chehata. Toutes deux ont été raccompagnées chez elles par la police, après que les Coptes aient assuré qu’elles avaient été enlevées par des musulmans.
L’Eglise copte a démenti l’éventuelle conversion des deux femmes, mais aucune des deux n’est réapparue publiquement pour confirmer l’une ou l’autre thèse.
L’affaire a provoqué des remous dans le pays, exacerbant les tensions religieuses dans un pays où les questions confessionnelles sont très sensibles. Des manifestations parfois virulentes ont été organisées des deux côtés.
Elles ont trouvé un écho dans les menaces proférées contre les Coptes par une branche irakienne d’Al-Qaïda après le carnage le 31 octobre à Bagdad dans une cathédrale syriaque catholique qui avait fait 53 morts, promettant d’autres attaques si les deux femmes n’étaient pas relâchées.
Deux mois plus tard, dans la nuit de la Saint-Sylvestre, un attentat non revendiqué contre une église copte à Alexandrie a fait 21 morts.
Les Coptes représentent 6 à 10% des 80 millions d’Egyptiens.
La police et l’armée ont renforcé vendredi la protection de la cathédrale servant de résidence au primat de l’Eglise copte, Chenouda III, à Alexandrie et d’une synagogue située à proximité, a annoncé un communiqué mis en ligne sur le site d’information égyptien Al-Ahram.
Selon le communiqué, les accès menant à ces lieux de culte sont bloqués par des blindés, tandis que des policiers en civils patrouillent dans le quartier.
Ces mesures ont été adoptées en réponse à une menace d’attentat émanant d’inconnus.
Le 1er janvier 2011, un terroriste kamikaze a attaqué une église copte à Alexandrie, tuant 23 personnes et en blessant près de 100 autres. Selon le ministère égyptien de l’Intérieur, l’attaque a été organisée par le groupe radical palestinien Armée de l’Islam.
Ce vendredi 29 avril, une grande démonstration s’est arrêté devant la cathédrale de l’Abbasiya avec la présence de dizaines de milliers de salafistes, et le Dr Hisham Kamal coordinateur de la coalition et le Dr Hossam Abou Bukhari, porte-parole de la coalition dans leurs discours pour ouvrir un sit-in des manifestants en face de la cathédrale afin de demander le retour de Shehata Camellia. Selon le Dr Hisham dans son discours qu’il a tenu, ce moment est un moment historique dans le cas de Camellia Shehata, soulignant que la criminalité de l’église dans le droit des femmes musulmanes ne va pas sans réponse.
Il est à noter que cette manifestation se distingue des précédentes car il y a beaucoup de sympathies avec les manifestants, et de nombreux parents rejoignent la manifestation et certains des manifestants assurent approvisionnement en eau.
Mamdouh Ismaïl également un avocat a tenu un discours dans lequel il a souligné que ce n’est pas un conflit sectaire, mais une démonstration de répondre les problèmes de droits et libertés des sœurs volés par les chrétiens de l’ancien régime, la corruption. Ismail a également condamné l’attitude honteuse de Cheikh Al-Azhar, l’institution officielle islamique dans cette affaire.
ATTENTION : Cheikh Al Azhar, vient de déclarer que les manifestants devant la cathédrale du Caire, sont des « Ultras » et non des salafistes, et il se dit innocent de ces manifestations devant la cathédrale.
Voici une vidéo de ces manifestations :
Nous sommes très heureux de vous faire part de la nomination en tant que chevalier de la légion d’honneur, de Mr. Victor, responsable du catéchisme à l’église de Villejuif. Cette nomination a eu lieu le 5 avril, voici le communiqué :
Victor FOUAD HANNA, Professeur des universités, à l’ Université Pierre et Marie Curie – Sorbonne Universités, est nommé Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur par décret de Monsieur le Président de la République du 31/12/2010 (Journal Officiel du 01/01/2011) en reconnaissance de ses 45 ans d’activités professionnelles.
Monsieur Didier LOMBARD, Commandeur de la Légion d’honneur, Président du Groupe France Telecom Orange, lui a remis les Insignes de la Légion d’Honneur le mardi 5 avril 2011 dans une cérémonie en présence de Monsieur Jean-Charles Pomerol, Président de l’Université Pierre et Marie Curie.
L’Ordre National de la Légion d’honneur est la plus haute décoration
française. Elle récompense les mérites éminents, civils ou militaires,
rendus à la Nation.
La devise de l’Ordre est Honneur et Patrie.
L’Ordre, dont le chef de l’Etat est le Grand Maître, est dirigé par le Grand
Chancelier assisté du Conseil de l’Ordre créé en 1802. Il a traversé plus de
deux cents ans d’histoire de France.

Cette année, la fête de Pâques tombant à la même date, les Eglises Chrétiennes du Val d’Oise décident de célébrer ensemble la Proclamation de la Résurrection du Christ.
Une association de représentants des diverses églises (église catholique romaine , église évangélique libre, église orthodoxe copte et église réformée de France) a préparé et animé cette célébration, au bord du lac d’Enghien-les-Bains, dans le Val D’Oise.
Voici quelques vidéos de ce rassemblement :
Prière et Kyrie par le Père Moussa Naguib église orthodoxe copte de Deuil et Mgr Jean Yves Riocreux évêque du diocèse de Pontoise :
Un petit chœur de l’église copte chante EKHRISROS ANESTI Ce chant est suivi ensuite par l’hymne Christ Jésus ressuscité en vérité ressuscité en dialogue en français et en copte , avec le chœur mixte composé de participants des divers cultes :
D’autres vidéos sont disponibles :
- Prière universelle par les membres de l’église
- Proclamation « Christ est ressuscité » en plusieurs langues
- Chant : Criez de joie, Christ est ressuscité
- Seconde Parole d’Abouna Moussa Wahib
« Musulmans, chrétiens, une seule main ! » C’était l’un des slogans de la Révolution du 25 janvier en Egypte. Mais derrière un œcuménisme de façade, les tensions religieuses s’intensifient et l’insécurité se développe. Reportage à Qena, dans le sud-est du pays.
(De Qena) Qena, ville d’environ 200 000 habitants, située à une trentaine de kilomètres de Louxor. Sous un soleil accablant, quelques milliers de manifestants – musulmans – défilent joyeusement et, passant devant la cathédrale Saint-Marc, interpellent leurs compatriotes coptes, rassemblés pour la prière du Vendredi saint.
Dans l’enceinte de l’édifice, l’ambiance est tout autre. Les gamins sont vigoureusement priés de ne pas regarder par dessus le mur. Quelques hommes rassemblés devant la haute porte en fer font les cent pas. « Une seule main ! C’est de la connerie ! » lâche Mina, un jeune diplômé de 22 ans.
Depuis vendredi 15 avril, la contagion révolutionnaire a atteint Qena, cette ville du Saïd, région rurale du sud de l’Egypte. Des premières manifestations ont éclaté au lendemain de la nomination d’un nouveau gouverneur. Ancien lieutenant de police au Caire, Emad Mikhaïl a été dans un premier temps conspué par une grande partie des habitants, toute confession confondue.
« La manifestation a été récupérée par des groupes islamistes »
Mahmoud Ali, membre du comité des jeunes de la Révolution à Qena, s’insurge :
« Il a très certainement tué des manifestants place Tahrir. On ne peut pas accepter un homme lié au régime de Moubarak ! »
Mais au motif politique est venu s’ajouter un motif d’ordre confessionnel. Emad Mikhaïl est chrétien, comme son prédécesseur. Ahmed El Badry, musulman et responsable local d’un parti d’opposition, interdit sous l’ère Moubarak, explique :
« La manifestation a été récupérée par des groupes islamistes et des salafistes en particulier. Les slogans ont changé, ils sont devenus discriminatoires. Ils accusent l’ancien gouverneur de boire du vin et soutiennent que son remplaçant aura le même comportement. »
Dès samedi 16 avril, des groupes salafistes prennent le contrôle du mouvement, alors que les autres manifestants, activistes, coptes ou musulmans, s’en écartent. Ils bloquent les routes principales autour de la ville et surtout la ligne de chemin de fer, qui relie le sud du pays au Caire. Ahmed El Badry poursuit :
« Ils ne sont pas nombreux, 2 000 tout au plus. Mais ils sont bien organisés et ont des relais dans beaucoup de mosquées. »
Du communautarisme ? « On ne veut pas de lui et c’est tout »
Tout n’est pas si simple. Sameh Hassan, employé dans l’administration, soutient le mouvement. D’après lui, tous les habitants de Qena, qu’ils soient musulmans, coptes, salafistes, ont le même intérêt commun :
« Avant les autorités pouvaient imposer leurs responsables. Maintenant, c’est fini. Depuis le 25 janvier, on peut décider : on ne veut pas de lui et c’est tout. »
Ce musulman de 32 ans se défend de tout discours communautariste :
« Mon voisin, le coiffeur, est chrétien. Il est comme mon frère ! Alors ce n’est pas parce qu’il est copte qu’on ne veut pas du gouverneur ! »
Sameh invite alors son voisin à venir s’exprimer. Le coiffeur copte reste silencieux. Sans plus d’explication, mal à l’aise, il refuse de répondre aux questions.
L’Egypte, pays au bord de la crise de nerf
La situation est prise très sérieux par l’armée, qui dirige le pays depuis la chute de Moubarak. La télévision d’Etat annonce la venue prochaine du premier ministre égyptien pour tenter de trouver une solution à cette crise.
Alors que la Révolution fête ses trois mois, l’Egypte est au bord d’une nouvelle crise. L’économie est au plus bas. Surtout, beaucoup d’Egyptiens s’inquiètent de l’insécurité ambiante qui règne dans le pays, depuis l’ouverture des prisons et le retrait de la police pendant la Révolution.
C’est particulièrement le cas en Haute-Egypte, où les armes circulent et les vendetta sont monnaie courante. La région est également connue pour ses violences confessionnelles. La fusillade de Naga Hammadi, où six coptes avaient été tués à la sortie de la messe de Noël en janvier 2010, reste gravée dans les mémoires.
En ce week-end pascal, l’ambiance est donc électrique. Philippe, comptable pour une agence de voyage, confie :
« J’ai peur pour ma famille, pour mon frère car il possède une bijouterie et ce genre de magasins est souvent la cible d’attaques et de pillages. »
Des proches de Moubarak responsables de l’insécurité ?
Certains évoquent l’éventualité d’un chaos organisé par des hommes forts du système Moubarak. Des fidèles du régime, caciques du Parti national démocrate, la formation de l’ancien raïs à la tête de ce qu’on appelle en Egypte la contre-révolution. Un journaliste local s’étonne :
« Il n’y a aucune preuve mais ce qui est troublant, c’est que la situation a basculé du jour au lendemain. Depuis toujours, trois familles règnent sur Qena. D’ordinaire, ces tribus règlent les problèmes. Aujourd’hui, on ne voit aucun membre des leurs. Où sont-ils ? »
De leur côté, les responsables religieux adoptent la tactique de l’autruche. Devant la caméra d’Al Jazeera, à l’entrée de la cathédrale, prêtres et cheikhs posent comme sur une photo de famille. « Il n’y a pas de problème, nous sommes venus souhaiter bonne fête à nos frères chrétiens. » Même œucuménisme de l’autre côté. « Longue vie au croissant et à la croix », entonnent-ils en chœur.
Bola, militant des droits de l’homme originaire de Naga Hammadi, explique :
« Ils réagissent toujours comme ça. C’est un show médiatique. Mais évidemment, ça ne résout rien. Beaucoup d’Egyptiens adoptent une attitude discriminatoire sans même le savoir et sont de bonne foi quand ils disent que les chrétiens et les musulmans cohabitent en parfaite harmonie. »
Pour éviter que les tensions confessionnelles ne prennent de l’ampleur, des membres de la coalition des jeunes du 25 janvier sont venus du Caire afin d’assurer une médiation entre les manifestants, les autorités religieuses et l’armée. Ils proposent tout simplement la tenue d’élections pour sortir de l’impasse. La solution séduit la majorité, mais l’armée ne semble pas décidée à lâcher du leste, alors que la contestation commence à gronder dans d’autres gouvernorats.
(via Rue89)
Après la mort de deux musulmans, le 18 avril la violence sectaire a éclaté dans la ville du sud de l’Egypte d’Abou El Balad Qurqas, dans le gouvernorat de Minya, à 260 km au sud du Caire. Un chrétien copte a été tué, une vieille femme a été chassée de son balcon du deuxième étage et dix coptes ont été hospitalisés. Des maisons coptes, les magasins, les entreprises, les champs et le bétail ont été pillés et incendiés.
Les Chrétiens vivaient dans la terreur, anticipant un bain de sang pour le vendredi 22 avril parce que les musulmans avaient annoncé leur intention de venger la mort de deux musulmans. Beaucoup de rumeurs couraient à Abu Qurqas disant uqe de nombreux étrangers et des camions chargés d’armes entraient dans le village pour mener exécuter les menaces faites au cours de la semaine de Pâques. Les villageois chrétiens terrorisés ont demandé de l’aide partout, en demandant la protection, même à des groupes coptes en Europe et aux États-Unis
« Les musulmans ont jeté mon mère du balcon du deuxième étage et ont incendié ma maison », a déclaré Adel Abdulllah à Hazem Refaat de Free Coptes . Son entreprise et ses biens ont été incendiés et son père et trois frères ont été arrêtés car il a été soupçonner d’avoir tuer les deux musulmans.
Le Copte Eid Roshdy, a été poignardé au cours de la violence et est décédé plus tard à l’hôpital.
Selon l’évêque copte Anba Makarious vingt familles ont vu leurs maisons et les commerces pillés puis incendiés par les musulmans, et leur bétail a été volé. « Un magasin était à seulement 50 mètres de la station de police », dit-il. Il a également confirmé l’histoire de la mère d’Adel Abdallah, qui a été jeté hors du balcon du deuxième étage.
Un Couvre-feu a été imposé dans le village le mardi soir et mercredi, de 19 heures jusqu’à 6 heures pour contrôler la violence, mais diverses sources ont signalé que les pillages et destructions de biens copte s’est poursuivie après le couvre-feu, même en la présence de l’armée et de la police.
Selon les villageois une bagarre a éclaté le lundi 18 avril entre les deux familles musulmanes, Abdel-Kader et el-Gazzar qui a entraîné la mort de deux musulmans. Pendant ce temps une altercation a eu lieu en face de la villa de l’avocat copte Alaa Roushdy Reda entre un chauffeur de minibus et les passagers et les gardes de la villa sur un dos d’âne construit en face de la résidence, où le conducteur revendiquée que ce dos d’âne a endommagé son bus. Les gens se rassemblèrent et les gardes de la villa ont tiré en l’air pour disperser la foule. Les Coptes ont été accusés du meurtre des deux musulmans.
Mgr Makarious êveque d’el-Minya et d’Abu Qurqas a dit que la première version de l’histoire était que les musulmans ont été tués pendant le combat entre les deux familles musulmanes, puis l’histoire a changé afin d’accuser les Coptes.
Ayad Shaban, un villageois a déclaré à Al Karma TV que les musulmans ont été tués dans le côté Est du village où la majorité des musulmans vivent. « Puis l’histoire du dos d’âne est venu et les musulmans reliait les deux ensemble et ont accusé les chrétiens de la mise à mort. Il n’y a pas de preuve que les chrétiens ont tué les musulmans. » Il a ajouté que la relation entre les musulmans et les chrétiens sont généralement bonnes et estime que celui qui a créé cette histoire est venue de l’extérieur du village et a excité les musulmans.
En représailles, les musulmans ont attaqué et pillé deux cafés touristiques appartenant à l’avocat Roushdy. Un café-restaurant a été transformée en mosquée appelée les « Martyrs » et le second a été détruit.
Le lendemain, lors des funérailles des musulmans morts, des centaines de musulmans des villages voisins et des flyers leurs ont été distribués disant que les chrétiens étaient les coupables. Après avoir enterré les morts, la foule musulmane a crié à la vengeance de leurs deux « martyrs » et ont attaqué des maisons chrétiennes en criant «Allahu Akbar».
Voici une vidéo montre les musulmans pillant les biens des coptes avant de tout incendier en chantant «Allahou Akbar». Les soldats sont là en regardant mais ne font rien :
Père Rofail de l’église des Saints à Abou Qorqas a déclaré: « C’était terrible, les gens qui ont été à l’enterrement en sont partit et ont commencé à tirer en l’air et lancé des cocktails Molotov dans les maisons et les champs appartenant à des coptes, des maisons ont été démolies et tout ce qui appartenait à des chrétiens a été détruit. »
Selon la militante Copte Nader Shoukry, quinze coptes et huit musulmans ont été arrêtés pour l’assassinat des deux musulmans. Personne n’a été arrêté pour les attentats contre les Coptes. « Aucun des musulmans qui ont pillé et détruit des biens copte a été interrogé, a déclaré l’évêque Makarious. Il a ajouté que c’était un miracle que les coptes n’ont pas été blessés lorsque leurs maisons ont été incendiées. « Ils ont dû sauter par-dessus les toits des maisons voisines pour échapper aux flammes. Dans un cas, un mur a dû être cassé entre deux maisons pour amener les gens comme ils ne pouvaient pas s’échapper autrement. » Il a critiqué la police et l’armée pour ne pas avoir pris la situation sous contrôle. « Nous nous attendions à plus d’implication de la part de la police et de l’armée »
Le nouveau gouverneur d’el-Minya est apparu sur la chaîne égyptienne Hayat TV et a déclaré que les incidents à Abou Qurqas El Balad n’était pas sectaire, mais un combat basé sur un dos d’ane qui a dégénéré.
Les forces de sécurité ont empêché les chaînes de télévision de filmer à l’intérieur du village et les musulmans ont aussi tenté d’empêcher les chrétiens de filmer, mais de nombreux clips vidéo ont été téléchargés sur YouTube ( vidéo montrant les maisons coptes après les pillages).
L’avocat Copte Dr. Ihab Ramzy a appelé les Coptes qui ont eu leurs biens endommagés ou perdus de déposer une plainte à la police afin qu’il les soient indemnisé. Il a dit qu’ils avaient le devoir de nommer les assaillants dans leur rapport, mais cela ne pouvait pas être tout le temps possible parce que les victimes ont été menacées par les musulmans de ne pas citer leurs noms.
Le procureur/avocat Roushdy a été arrêté par les deux militaires la semaine dernière et accusé de provoquer des émeutes qui ont conduit à la mort et des blessures des citoyens. Aujourd’hui, les militaires lui ont ordonné une détention pendant 15 jours en attendant les investigations.
(via AINA)
Voici le sermon d’Abouna Moussa Wahib pour cette Messe de la résurrection 2011, en langue arabe et française.
Un sermon très captivant avec comme question : La résurrection est elle pour toi une simple icone, ou quelque chose que tu vis ?
Le Pape Shenouda III a célébrée comme à son habitude la messe de Pâques à la cathédrale du Caire ce samedi 23 avril au soir.
Voici la vidéo de la messe complète, ainsi que la scène de la résurection :
A noter, qu’une fois de plus Al Masreya a diffusée la messe complète et non jusqu’au sermon du Pape Shenouda III comme elle le faisait précédemment..
Voici la Scène de la résurrection, menée par Ibrahim Ayad et son fils Antoun :
Le Premier ministre égyptien, Essam Charaf, a suspendu pour trois mois un gouverneur chrétien lié au régime de l’ex-président Hosni Moubarak, dont la nomination avait provoqué une vague de manifestations dans le centre du pays, a annoncé lundi l’agence officielle Mena.
M. Charaf « a gelé l’activité du gouverneur de Qena Imad Chahata Mikhaïl pour trois mois » en chargeant le secrétaire général du gouvernorat, Magued Abdel Karim, de le remplacer pendant cette période, selon la Mena.
Le Premier ministre a également appelé les habitants de la province à faire en sorte que la vie reprenne son cours.
Les manifestants qui bloquaient une ligne de chemin de fer en signe de protestation ont aussitôt commencé à lever le camp, tout comme ceux qui étaient rassemblés devant le bureau du gouverneur, a déclaré à l’AFP une source de sécurité.
La province de Qena, qui compte une large population chrétienne, est le théâtre de tensions confessionnelles.
Les manifestations avaient commencé il y a une dizaine de jours après la nomination de M. Mikhaïl, un haut responsable de la police sous le régime de M. Moubarak, chassé par la rue le 11 février. Elles rassemblaient des musulmans, en particulier des salafistes (sunnites radicaux), mais aussi des Coptes (chrétiens d’Egypte), également hostiles à la nomination de ce responsable lié à l’ancien régime.
Les protestataires estimaient en outre que les précédents gouverneurs coptes n’avaient pas réussi à apaiser les tensions religieuses dans la province.
La semaine dernière, un religieux musulman cité par la Mena, Moustapha Mahmoud, a affirmé que l’opposition à Imad Mikhaïl n’était « pas due à sa religion ».
Mais un évêque copte de la province a déclaré à l’AFP que des slogans anti-chrétiens avaient été scandé lors des manifestations.
« Les manifestations sont de nature sectaire (…). Elles sont menées par les salafistes et les Frères musulmans. Ils crient: +Nous ne partirons pas avant le départ des chrétiens+ », a affirmé Mgr Kirilos, de la ville voisine de Nagaa Hammadi, ajoutant que ses paroissiens craignaient de nouvelles attaques.
En janvier 2010, six Coptes avaient été tués à Nagaa Hammadi alors qu’ils sortaient de la messe de Noël.
Un religieux salafiste connu au Caire, Abdel Moneim al-Chahat, a démenti que son mouvement ait pris la tête des manifestations. « Les gens sont contre lui en raison de son passé sécuritaire, et également parce qu’il (M. Mikhaïl) a été nommé comme s’il y avait un quota copte », a-t-il expliqué.
« Ma religion m’interdit d’être dirigé par un chrétien, mais s’il était populaire, je pourrais mettre de côté mes convictions religieuses », a-t-il assuré.
Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% de la population égyptienne, se disent victimes de discrimination et de harcèlement.
(via l’AFP)




