Posted in News on février 24, 2011

Les forces armées égyptiennes, ont cette semaine démoli les clôtures entourant d’ancien monastères coptes, les laissant vulnérables aux attaques des islamistes armés, des voleurs et des prisonniers évadés, qui ont saisi la diminution de la protection par les autorités en Egypte pour mener à bien les agressions et les vols.

« Trois monastères ont été attaqués par des bandits et ont demandé la protection des forces armées, mais ces derniers leurs ont demandé de se défendre. » a déclaré l’activiste Mark Ebeid. « Quand les moines terrifiés ont alors construit des clôtures pour se protéger, les forces armées sont apparu avec des bulldozers pour démolir ces clôtures. Il est à noter que ces monastères sont parmi les plus anciens en Egypte, de précieuses icônes coptes et manuscrits, entre autres, se trouvent dedans, et sont d’une valeur inestimable pour les collectionneurs.  »

Le dimanche 20 Février, l’armée a pris d’assaut le monastère – datant du 4ème siècle – de Sain Paul dans la région de la mer Rouge, et agressé trois moines, puis démoli une petite barrière qui soutenait une porte qui mène au monastère. « La barrière a été détruite après avoir été attaqué à minuit le 13 Février par cinq prisonniers qui ont fuit leur prison, dit le père Botros Anba Boula,  » Ils étaient armés d’un pistolet et de matraques. Les moines ont couru après eux, mais ils ont fui vers les montagnes environnantes, sauf un qui a trébuché et a été attrapé et détenu par les moines jusqu’à ce que la police vienne le récupérer trois jours plus tard.  »

Père Botros a déclaré après cet incident, qu’il pensait que la meilleure solution pour sécuriser le monastère, serait d’ériger une barrière avec une petite clôture de 40 mètres de long à l’entrée d’un long chemin raide menant au monastère, ce qui serait gardé jour et nuit par les moines, et a informé l’armée de leur plan. Selon le père Boulos, l’armée est venue avec des véhicules blindés pour démolir la porte, mais il a été convenu que le monastère lui-même entreprendrait la démolition de la porte en plusieurs étapes, après que la protection de l’armée soit rétablie. « Nous avons dit au colonel qu’il serait mal vu pour le monde extérieur que l’armée égyptienne vienne démolir une porte érigée pour la protection des moines, en vertu de l’actuelle absence de forces de sécurité. Nous leur avons donné l’hospitalité complète, mais nous avions le sentiment qu’ils voulaient démolir la porte à d’une façon ‘haineuse’ « .

Le samedi matin, voyant que seuls trois vieux moines gardaient la porte, l’armée est retournée. «Quand l’armée a constaté que très peu de moines étaient présents, les soldats, qui se cachaient dans des camions militaires, sont sorti, dit le père Botros, ». Ils ont lier les trois moines, et les ont jeter à terre et confisqué leurs téléphones portables afin de ne pas photographier l’incident.  »

Les moines ont été libérés après que le portail et la clôture de 40 mètres ont été démolies. « Seuls quatre soldats ont été laissés à la garde du grand monastère. »

«L’armée était pas ici pour protéger le monastère comme ils le prétendent, mais pour procéder à leur mission du jour : la démolition de la porte », a déclaré le père Botros à l’activiste Ramy Kamel qui rajoute : « En supprimant la barrière et la clôture, l’armée donne un message d’encouragement à tout voleur ou voyou de pénétrer dans le monastère. »

Le 21 Février, les forces armées ont démoli la clôture entourant le monastère datant du 5ème siècle de Saint- Bishoy à Wadi al-Natroun dans le désert occidental.

Père Bemwa Anba Bishoy dit que, après l’Insurrection de 25 Janvier, toutes les forces de sécurité gouvernementales qui gardaient le monastère ont fui et quitté le monastère. Il a dit qu’ils ont été agressés par des détenus qui étaient en fuite après avoir échappé des prisons au cours de cette période.

« Nous avons contacté la sécurité de l’Etat et ils ont dit qu’il n’y avait pas de police disponibles pour nous protéger « , raconte le père Bemwa, « Nous avons donc appelé les dizaines de télévisions égyptienne afin de demander de l’aide et puis nous avons été mis en contact avec le personnel militaire qui nous a dit de nous protéger jusqu’à ce qu’ils nous parviennent.  » Il a ajouté que les moines ont construit une clôture basse sur les frontières d’un côté du monastère, qui est vulnérable aux attaques, sur un terrain qui appartient au monastère. Les moines et les ouvriers monastère veillait sur lui 24 heures sur 24.

Bien que les agents de sécurité se sont félicité de cette étape, Un agent des fanatiques musulmans au siège de la police du quartier nommé Abdo Ibrahim a monter les musulmans contre ces moines chrétiens qui construisent leurs propres protections, mais quand les circonstances et les causes de ces constructions leurs ont été expliqués, et que la clôture assure aussi la mosquée voisine, ils l’ont accepté. « Ibrahim a alors incité l’armée contre nous, alors ils sont venus avec des équipements lourds et des véhicules blindés, insulté les moines, démoli la clôture dit le père Bemwa. «Maintenant, les moines sont laissés à l’air libre, vulnérables aux attaques des prisonniers qui sont toujours en fuite ou de musulmans fanatiques »

Voici ici une vidéo montrant les clôtures démolies :



Dans un incident ressemblant, le père Boulos, un moine du monastère d’Abou Magar, également appelé Monastère Saint Makarios d’Alexandrie dans le Wadi el-Rayan, à Fayoum, a dit que le 21 Février, les forces armées ont pris d’assaut le monastère et ont voulu démolir sa clôture et la barrière. Il a expliqué que, après le vide sécuritaire pendant l’Insurrection de Janvier, le monastère a été attaqué par des voyous et des Arabes armés de fusils automatiques, conduisant à la blessure de six moines, dont un moine dans un état critique qui est toujours hospitalisé.

« Les auteurs ont profité du fait que le monastère est une réserve naturelle et n’a pas de clôture de protection. Après l’incident, nous avons construit une clôture autour du monastère pour le protéger, mais l’agence de l’environnement a rejeté et a envoyé des forces de sécurité et l’armée pour supprimer la barrière.  » Il a ajouté que les autorités leurs ont donné 48 heures pour démolir la clôture d’un mètre de haut, sinon l’armée serait de retour pour la détruire.

« Si aucune autorité n’est en mesure de nous protéger », dit le père Boulos, « laissez-nous faire nous-mêmes, avec la façon que nous jugeons bonne. »