Vous n’avez pas pu rater cette vidéo la semaine dernière, où nous voyions un drapeau égyptien flotter entre l’église des Saints à Alexandrie, et la mosquée juste en face.
Cependant, peu de gens savent ce qu’il y avait derrière cette journée, et ce que représentait ce drapeau entre une église et une mosquée.
Ce drapeau était en fait une finalité, une conclusion, d’une journée de solidarité et de partage entre citoyens égyptiens, chrétiens et musulmans, pour l’entretien de leurs pays, l’Egypte.
Cette solidarité entre citoyens égyptiens, s’est ensuite terminée, par l’élévation d’un drapeau entre les deux lieux de cultes.
Voici une vidéo filmée par l’église des Saints, où elle interview les jeunes qui étaient venus nettoyer les rues, et montrer qu’une nouvelle Egypte est en train de se créer :
Voici avec le sermon d’Abouna Moussa Wahib de ce dimanche 27 février 2011, veille du carême de cette année.
Dans ce sermon Abouna Moussa nous parle du carême et de la préparation spirituelle sur laquelle il faut appuyer, et non sur l’absence matérielle de ce jeune :
Anba Boules, évêque général d’Afrique était en France la semaine dernière, et s’est rendu dans plusieurs églises parisiennes dont celle de Saint Moïse le Noir et Saint Samuel le Confesseur.
Lors de sa visite, il a assister à la réunion des jeunes dans cet église, et a tenu un sermon sur la joie, et il a pris comme référence l’Épître de Saint Paul aux Philippiens, verset 4 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous. ». De cette Épître sont ressortis 4 points :
- Ne s’inquiéter de rien, Dieu est proche
- L’importance de la prière
- Continuellement rendre grâce à Dieu
- Garder en nous la paix
Les vidéos de cet entretien sont disponibles ici à l’adresse du blog de la réunion des jeunes du samedi, à Deuil la Barre : http://thecopticone.free.fr
Pour ceux qui ne connaissent pas Anba Boules, ainsi que sa mission, vous pouvez visiter le site http://www.copticmission.org/ ou vous trouverez plusieurs informations sur les différents services qui ont lieu en Afrique par l’Eglise Copte, ou alors regarder cette vidéo, où Anba Boles présente par lui même sa mission en Afrique :
Après ne pas avoir tenu de sermon de mercredi pendant plusieurs mercredi à cause de la révolution qui avait lieu en Egypte, le Pape Shenouda, a repris ses sermons du mercredis depuis deux semaines maintenant.
Voici donc la réunion du 16 février 2011, ayant pour sujet la paix :
Et voici la dernière réunion du Pape Shenouda, de ce mercredi 23 février 2011 sur l’espoir :
Pour la deuxième fois en quelques jours, les forces armées égyptienne ont fait irruption au monastère Saint-Bishoy de Wadi el-Natroun, à 110 kilomètres du Caire. Des balles réelles ont été tiré, blessant deux moines et six travailleurs de ce monastère copte. Plusieurs sources ont confirmé l’utilisation par l’armée de munitions RPG. Quatre personnes ont été arrêtées, dont trois moines et un avocat copte qui était au monastère et enquêtait sur l’ attaque de l’armée d’hier.
Le moine Aksios Ava Bishoy raconte au militant Nader Shoukry de Freecopts que les forces armées ont pris d’assaut l’entrée principale du monastère le matin avec cinq chars, véhicules blindés et un bulldozer pour démolir la barrière construite par le monastère le mois dernier pour se protéger et protéger le monastère de l’anarchie qui régnait en Egypte au cours de la révolution du 25 janvier.
« Lorsque nous avons essayé d’y répondre, l’armée a tiré à balles réelles, blessant Père Feltaows à la jambe et le Père Barnabé dans l’abdomen » dit le moine. « Six travailleurs dans le monastère copte ont également été blessés, dont certains avec des blessures graves à la poitrine. »
Les blessés ont été transportés à l’hôpital voisin de Sadate, celles dans un état grave ont été transférés à l’hôpital anglo-égyptien au Caire.
Père Hemanot Ava Bishoy dit que l’armée a tiré à balles réelles et en continu pendant 30 minutes, ce qui a touché une partie de la clôture ancienne intérieur du monastère. « L’armée a été choqué de voir les moines en train de prier:« Seigneur ait pitié », sans fuir. C’est ce qui les a vraiment déranger » dit-il. « Comme les soldats ont démolit le portail et la clôture, ils scandaient » Allahou Akbar « et » Victoire, victoire » ».
Il a également ajouté que l’armée a empêché la voiture du monastère de prendre les blessés à l’hôpital.
L’armée a également attaqué le monastère de St. Makarios d’Alexandrie dans le Wadi el-Rayan, à Fayoum, à 100 km du Caire. Il ont pris d’assaut le monastère et tiré à balles réelles sur les moines. Père Mina dit qu’un moine a été tué et plus de dix ont des blessures causées par des matraques. L’armée a démoli, une clôture nouvellement construit, et une salle du monastère et ont confisqués des matériaux de construction. Le monastère a également construit une clôture pour se protéger après le 25 Janvier et après avoir été attaqué par des Arabes et des voleurs armés conduisant à la blessure de six moines, dont un moine dans un état critique qui est toujours hospitalisée.
L’armée avait donné le 21 février un ultimatum à ce monastère un ultimatum de 48 heures pour démolir par eux même la barrière, sinon l’armée allait la retirer eux-mêmes.
Les Forces armées ont publié une déclaration sur leur page Facebook niant toute attaque qui a eu lieu au monastère Saint-Bishoy dans le Wadi el-Natroun, « Reflet de notre croyance dans la liberté et la chasteté des lieux de culte de tous les Egyptiens. » La déclaration poursuit en disant que l’armée ne détruit des clôtures construites que sur les biens d’Etat et qu’il n’a pas d’intention de démolir le monastère lui-même.
Père Bemwa Anba Bishoy dit que, après l’Insurrection de 25 Janvier, toutes les forces de sécurité gouvernementales qui gardaient le monastère ont fui et quitté le monastère. Il a dit qu’ils ont été agressés par des détenus qui étaient en fuite après avoir échappé des prisons au cours de cette période.
« Nous avons contacté la sécurité de l’Etat et ils ont dit qu’il n’y avait pas de police disponibles pour nous protéger », raconte le père Bemwa, “Nous avons donc appelé les dizaines de télévisions égyptienne afin de demander de l’aide et puis nous avons été mis en contact avec le personnel militaire qui nous a dit de nous protéger jusqu’à ce qu’ils nous parviennent. ” Il a ajouté que les moines ont construit une clôture basse sur les frontières d’un côté du monastère, qui est vulnérable aux attaques, sur un terrain qui appartient au monastère. Les moines et les ouvriers monastère veillait sur lui 24 heures sur 24.
Les moines de Saint-Bishoy font actuellement un sit-in devant le monastère en signe de protestation contre les abus de l’armée et les tirs à balles réelles contre des civils
Près de 7000 Coptes ont organisé un rassemblement pacifique devant la Cathédrale copte au Caire, où le Pape Shenouda III donnait sa conférence hebdomadaire :
Après quoi ils ont marché vers la place Tahrir, pour protester contre les attaques armées contre les forces armées envers les monastères coptes.
(via Le Blog de Bruno Gollnish)
Sous la présidence d’Hosni Moubarrak, « grand allié des Etats-Unis et de l’occident », la minorité des coptes chrétiens en Egypte vivait dans la terreur et la crainte des attaques des extrémistes musulmans…plus ou moins manipulés par divers Etats et services. Pas besoin d’être grand clerc pour savoir que les chrétiens égyptiens ne sont pas plus rassurés par le changement de régime qui s’esquisse dans un pays qu’ils occupent historiquement depuis bien avant l’arrivée de l’Islam.
Dernière exaction en date, du moins la plus médiatisée, le meurtre de six coptes, âgés de 16 à 23 ans, abattus comme des chiens en janvier 2010 à la sortie de la messe de minuit de Noël à Nag Hammadi, au sud du Caire, par des tireurs embusqués dans une voiture. L’agence AINA a fait état le 20 février de l’acquittement de deux des trois meurtriers présumés par la Cour de la sûreté de l’État égyptienne, le troisième a été condamné à mort.
Les charges pesant contre les trois hommes étaient très lourdes : recours à la force en vue de troubler l’ordre public et d’intimider les citoyens, assassinat prémédité de sept personnes (un passant musulman a été tué dans la fusillade) , possession illégale d’armes à feu, tentative d’assassinat sur neuf autres personnes
Mgr Cyrille, l’évêque orthodoxe copte de Nag Hammadi, a fait état de l’incompréhension et de la douleur des familles chrétiennes : « nous savons qu’en Egypte le sang d’un chrétien ne vaut rien a-t-il déclaré, expliquant en effet que, c’est la mort d’un musulman dans cette fusillade qui explique la seule condamnation à la peine capitale d’un des trois prévenus puisque le sang d’un musulman est payé par le sang d’un musulman conformément à la charia.
« La cour a imposé relève-t-il une condamnation à mort, car un musulman a été tué, et le système judiciaire égyptien passe par pertes et profit le sang des six coptes assassinés, qui n’ont aucune valeur pour la société. Ce verdict attriste tous les chrétiens à travers le monde, car cela signifie que l’application de la charia islamique par l’Etat vaut pour tous les chrétiens en Egypte. »
George Sobhy , l’un des avocats copte en charge de l’affaire « dit qu’il a reçu des centaines d’appels de gens déçus par le verdict. Tout le monde pensait que, après le massacre du 25 Janvier et la Révolution, les choses allaient changer, mais malheureusement, la corruption est enracinée partout. Ce verdict prouve seulement que les discours récents sur l’égalité, la justice et la liberté de la croyance religieuse n’est qu’un bavardage vide. Si notre constitution se base toujours sur la charia, alors l’amère vérité est qu’en tant que chrétiens, nous n’avons pas place ou de valeur dans ce pays. »
L’Eglise Copte Orthodoxe a dénoncé l’expulsion par l’armée d’un mur d’enceinte d’un monastère dans le désert, et a accusé l’armée de «violence excessive» qui a blessé six personnes.
L’armée a enlève le mur parce que le monastère n’avait pas obtenu une licence pour le construire, comme requis par la loi égyptienne.
Dans un communiqué publié jeudi, l’église a déclaré que la décision prise par l’Eglise Anba Bishoy, situé à Wadi al-Natroun, Beheira, d’ériger le mur a été « imprudente ».
Environ 2000 Coptes se sont réunis mercredi à Tahrir pour protester contre l’incident, après le sermon hebdomadaire par le chef de l’église copte égyptienne, le Pape Shenouda III.
Le Conseil suprême des Forces armées, qui a gouverné le pays depuis la démission le 11 Février de l’ancien président Hosni Moubarak, a déclaré sur sa page Facebook que les soldats avaient enlevé « quelques murs qui avaient été construites illégalement sur la route et sur des terres appartenant à la Etat « .
L’armée a démenti qu’il avait été impliqué dans des attaques dans le monastère ou qu’il avait l’intention de démolir le bâtiment, en affirmant sa «croyance dans la liberté et le caractère sacré des lieux de culte. »
Le monastère a déclaré que l’armée a agi avec une violence excessive, blessant six membres de son personnel. Il a exhorté le Conseil militaire pour enquêter sur l’incident, de libérer immédiatement les détenus qui sont des membres de l’église, et de punir les malfaiteurs responsables.
Voici une vidéo filmée dans le monastère Saint Bishoy, montrant la force avec laquelle les moines Coptes ont été traités :
L’hebdomadaire
« Comment les chrétiens d’Egypte vivaient-ils avant la chute du président Hosni Moubarak?
Père Antonio : Voilà plusieurs années que les chrétiens subissent au quotidien des discriminations en matière d’études ou de travail. Par exemple, un chrétien ne peut pas suivre certains parcours universitaires, notamment la gynécologie… Dans l’armée, il ne peut pas devenir officier, du fait de sa religion. Il n’y a aucune politique d’« intégration » des chrétiens, devenus minoritaires au fil des siècles, mais plutôt une volonté de les exclure de la société musulmane. Au sud de l’Egypte, les persécutions étaient – et demeurent – régulières. De nombreux villages sont privés d’églises et lorsque les musulmans voient des chrétiens se réunir pour prier, ils les agressent, cassent leurs vitres, leur lancent des pierres, les insultent, les agressent en pleine rue…
Le gouvernement de Moubarak a toujours traité ces attaques comme des « accidents individuels », non pas comme des discriminations et des persécutions religieuses. La police ne défendait pas les chrétiens, prenant systématiquement le parti des agresseurs musulmans, même en dépit du bon sens.
On ne peut pas dire, alors, que Moubarak, protégeait les chrétiens et que ceux-ci soutenaient le gouvernement?
On peut dire qu’il les protégeait un peu dans le sens où il n’a pas permis aux Frères musulmans d’arriver au gouvernement, car ceux-ci auraient imposé la charia et les choses auraient considérablement empiré. Mais c’est à peu près tout. D’ailleurs, durant les manifestations de février, si les autorités coptes ont appelé au calme, on a vu beaucoup de chrétiens manifester contre Moubarak, côte à côte avec des musulmans et des militants laïcs d’ailleurs!
Il arrive, alors, que chrétiens et musulmans vivent en harmonie?
Au Caire, dans les quartiers assez « bourgeois » et relativement « occidentalisés », il n’y a pas de persécutions. Ce sont souvent ces Egyptiens, jeunes et aspirant au changement, que l’on a vu avec des pancartes réunissant la Croix et le croissant musulman… Mais ailleurs, etsurtout au sud du pays, il n’y a pas vraiment d’entente – disons qu’au mieux, on y tolère les chrétiens. Par exemple, sans parler d’agression, les chrétiens ne peuvent pas devenir cadres ou avoir des postes à haute responsabilité; les étudiants chrétiens sont plus sévèrement notés que leurs collègues musulmans. Bref, ce genre de brimades…
[...] Comment voyez-vous l’avenir des minorités chrétiennes dans le monde arabomusulman?
Vivre dans un pays musulman est très dur, pour un non musulman, car l’islam est une totalité. Le système est ainsi conçu que les minorités ont vocation à disparaître au fil des siècles – l’islam a tout son temps. Si les gens veulent vivre normalement, ne plus subir de brimades, d’injures, d’exclusion, bénéficier de la plénitude de leurs droits, ils doivent peu à peu renoncer à leur identité et devenir musulmans. C’est ainsi qu’en quatorze siècles, les chrétiens du Proche-Orient sont passés de 100 % de la population à 8 % en moyenne.
Aujourd’hui, je pense que les minorités peuvent survivre, mais cela dépend, à cette échelle, de l’action des Etats-Unis et de l’Europe envers les musulmans. S’ils laissent arriver les partis extrémistes, alors le sort des chrétiens peut être rapidement scellé. Mais sans nous mêler aux tractations, simplement en empêchant les radicaux de prendre le pouvoir, alors ils nous laissent la possibilité de jouer nos cartes face à des autorités plus accessibles aux négociations. Malheureusement, à ce niveau-là, le destin des minorités chrétiennes n’est plus entre leurs mains. »
Les forces armées égyptiennes, ont cette semaine démoli les clôtures entourant d’ancien monastères coptes, les laissant vulnérables aux attaques des islamistes armés, des voleurs et des prisonniers évadés, qui ont saisi la diminution de la protection par les autorités en Egypte pour mener à bien les agressions et les vols.
« Trois monastères ont été attaqués par des bandits et ont demandé la protection des forces armées, mais ces derniers leurs ont demandé de se défendre. » a déclaré l’activiste Mark Ebeid. « Quand les moines terrifiés ont alors construit des clôtures pour se protéger, les forces armées sont apparu avec des bulldozers pour démolir ces clôtures. Il est à noter que ces monastères sont parmi les plus anciens en Egypte, de précieuses icônes coptes et manuscrits, entre autres, se trouvent dedans, et sont d’une valeur inestimable pour les collectionneurs. »
Le dimanche 20 Février, l’armée a pris d’assaut le monastère – datant du 4ème siècle – de Sain Paul dans la région de la mer Rouge, et agressé trois moines, puis démoli une petite barrière qui soutenait une porte qui mène au monastère. « La barrière a été détruite après avoir été attaqué à minuit le 13 Février par cinq prisonniers qui ont fuit leur prison, dit le père Botros Anba Boula, » Ils étaient armés d’un pistolet et de matraques. Les moines ont couru après eux, mais ils ont fui vers les montagnes environnantes, sauf un qui a trébuché et a été attrapé et détenu par les moines jusqu’à ce que la police vienne le récupérer trois jours plus tard. »
Père Botros a déclaré après cet incident, qu’il pensait que la meilleure solution pour sécuriser le monastère, serait d’ériger une barrière avec une petite clôture de 40 mètres de long à l’entrée d’un long chemin raide menant au monastère, ce qui serait gardé jour et nuit par les moines, et a informé l’armée de leur plan. Selon le père Boulos, l’armée est venue avec des véhicules blindés pour démolir la porte, mais il a été convenu que le monastère lui-même entreprendrait la démolition de la porte en plusieurs étapes, après que la protection de l’armée soit rétablie. « Nous avons dit au colonel qu’il serait mal vu pour le monde extérieur que l’armée égyptienne vienne démolir une porte érigée pour la protection des moines, en vertu de l’actuelle absence de forces de sécurité. Nous leur avons donné l’hospitalité complète, mais nous avions le sentiment qu’ils voulaient démolir la porte à d’une façon ‘haineuse’ « .
Le samedi matin, voyant que seuls trois vieux moines gardaient la porte, l’armée est retournée. «Quand l’armée a constaté que très peu de moines étaient présents, les soldats, qui se cachaient dans des camions militaires, sont sorti, dit le père Botros, ». Ils ont lier les trois moines, et les ont jeter à terre et confisqué leurs téléphones portables afin de ne pas photographier l’incident. »
Les moines ont été libérés après que le portail et la clôture de 40 mètres ont été démolies. « Seuls quatre soldats ont été laissés à la garde du grand monastère. »
«L’armée était pas ici pour protéger le monastère comme ils le prétendent, mais pour procéder à leur mission du jour : la démolition de la porte », a déclaré le père Botros à l’activiste Ramy Kamel qui rajoute : « En supprimant la barrière et la clôture, l’armée donne un message d’encouragement à tout voleur ou voyou de pénétrer dans le monastère. »
Le 21 Février, les forces armées ont démoli la clôture entourant le monastère datant du 5ème siècle de Saint- Bishoy à Wadi al-Natroun dans le désert occidental.
Père Bemwa Anba Bishoy dit que, après l’Insurrection de 25 Janvier, toutes les forces de sécurité gouvernementales qui gardaient le monastère ont fui et quitté le monastère. Il a dit qu’ils ont été agressés par des détenus qui étaient en fuite après avoir échappé des prisons au cours de cette période.
« Nous avons contacté la sécurité de l’Etat et ils ont dit qu’il n’y avait pas de police disponibles pour nous protéger « , raconte le père Bemwa, « Nous avons donc appelé les dizaines de télévisions égyptienne afin de demander de l’aide et puis nous avons été mis en contact avec le personnel militaire qui nous a dit de nous protéger jusqu’à ce qu’ils nous parviennent. » Il a ajouté que les moines ont construit une clôture basse sur les frontières d’un côté du monastère, qui est vulnérable aux attaques, sur un terrain qui appartient au monastère. Les moines et les ouvriers monastère veillait sur lui 24 heures sur 24.
Bien que les agents de sécurité se sont félicité de cette étape, Un agent des fanatiques musulmans au siège de la police du quartier nommé Abdo Ibrahim a monter les musulmans contre ces moines chrétiens qui construisent leurs propres protections, mais quand les circonstances et les causes de ces constructions leurs ont été expliqués, et que la clôture assure aussi la mosquée voisine, ils l’ont accepté. « Ibrahim a alors incité l’armée contre nous, alors ils sont venus avec des équipements lourds et des véhicules blindés, insulté les moines, démoli la clôture dit le père Bemwa. «Maintenant, les moines sont laissés à l’air libre, vulnérables aux attaques des prisonniers qui sont toujours en fuite ou de musulmans fanatiques »
Voici ici une vidéo montrant les clôtures démolies :
Dans un incident ressemblant, le père Boulos, un moine du monastère d’Abou Magar, également appelé Monastère Saint Makarios d’Alexandrie dans le Wadi el-Rayan, à Fayoum, a dit que le 21 Février, les forces armées ont pris d’assaut le monastère et ont voulu démolir sa clôture et la barrière. Il a expliqué que, après le vide sécuritaire pendant l’Insurrection de Janvier, le monastère a été attaqué par des voyous et des Arabes armés de fusils automatiques, conduisant à la blessure de six moines, dont un moine dans un état critique qui est toujours hospitalisé.
« Les auteurs ont profité du fait que le monastère est une réserve naturelle et n’a pas de clôture de protection. Après l’incident, nous avons construit une clôture autour du monastère pour le protéger, mais l’agence de l’environnement a rejeté et a envoyé des forces de sécurité et l’armée pour supprimer la barrière. » Il a ajouté que les autorités leurs ont donné 48 heures pour démolir la clôture d’un mètre de haut, sinon l’armée serait de retour pour la détruire.
« Si aucune autorité n’est en mesure de nous protéger », dit le père Boulos, « laissez-nous faire nous-mêmes, avec la façon que nous jugeons bonne. »

Environ 2000 Coptes se sont réunis mercredi à Place Tahrir pour protester contre les attaques qu’on commandité l’unité de l’armée égyptienne contre le monastère de Saint Pishoy dans le désert de Nitrie plus tôt mercredi.
Les manifestants ont déclaré qu’une unité militaire a utilisée des véhicules blindés et démoli les clôtures nouvellement construit autour du vieux monastère copte. Ils ont affirmé que les soldats ont tiré à balles réelles sur des moines. Ils ont ajouté que deux avaient été blessés et transférés à l’hôpital anglo-américaine du Caire.
Al-Masry Al-Youm n’a pas pu vérifier de manière indépendante les rapports sur les moines blessés.
« L’armée a dit aux monastères de se protéger tout seul, alors les moines ont essayé de construire une clôture, après la libération des prisonniers de Wadi Natroun. Puis l’armée à commencer à attaquer le monastère », a déclaré Yasser Farag, 37 ans, un ingénieur copte qui se rendit au monastère après l’attaque.
Le Conseil suprême des Forces armées (SCAF), qui a gouverné le pays depuis la démission le 11 Février du président Hosni Moubarak, a déclaré sur sa page officielle Facebook que les soldats avaient enlevé « quelques murs qui avaient été construits illégalement sur la route et sur un terrain appartenant l’état « .
Le SCAF a démenti que les forces armées avaient été impliqués dans des attaques sur le monastère ou qu’ils avait l’intention de démolir le bâtiment en raison de sa «croyance dans la liberté et le caractère sacré des lieux de culte. »
Le SCAF a déjà émis un avertissement aux groupes impliqués dans des pratiques illégales, soulignant que ces groupes seraient traités avec fermeté.
Les chrétiens coptes d’Egypte se plaignent depuis longtemps d’une loi qui les oblige à obtenir l’approbation de l’Etat pour la construction ou des expansions aux églises ou monastères.
La manifestation a commencé vers 18 heures à la Cathédrale Copte Saint- Marc, une résidence du Patriarcat copte. Les manifestants ont défilé à la place Tahrir, une demi-heure avant le début du couvre-feu militaire de minuit.
«Je m’oppose à l’armée qui détruit des monastères» et «Quelle honte, ils tirent sur des chrétiens», pouvait on lire sur deux bannières lors des manifestation. Les manifestants scandaient: «Oh Tantawi, pourquoi l’armée attaque les monastères. »
Le Ministère de la Défense Hussein Tantawi préside actuellement la SCAF.
L’incident intervient moins de 24 heures après l’assassinat d’un prêtre copte en Haute Egypte à Assiout.
Selon des voisins du prêtre tué, quatre personnes ont tuées le père copte dans sa maison alors qu’ils scandaient des slogans islamiques.
Lors des funérailles du prêtre, ce mercredi des affrontements ont éclatés entre coptes en colère et un certain nombre de commerçants musulmans locaux alors qu’ils défilaient dans le cortège funèbre.
« Les Égyptiens sont descendus dans la rue pour demander des libertés et nous sommes toujours pris pour cible. Nous voulons la liberté pour nous aussi. Nous sommes égyptien et nous resterons sur cette terre à jamais», a déclaré Wagdy Waheed, un étudiant copte.
La présence des forces de sécurité en Egypte reste affaibli car la majorité des forces de police dans les grandes villes n’ont pas réussi à reprendre les opérations normales depuis leur retrait des villes égyptiennes le 28 Janvier.
(via Al Masry Al Youm)




