Le live d’Al Jazeera English => http://english.aljazeera.net/watch_now/
L’excellent live du site LeMonde.fr => http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/01/31/en-direct-l-evolution-de-la-situation-en-egypte_1472839_3218.html#ens_id=1470465
Les vidéos marquants de ces manifestations :
Sur Le Monde => http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/01/28/suivez-en-direct-les-manifestations-en-egypte_1471777_3218.html
Sur Al Jazeera en live => http://www.dailymotion.com/video/xg7h7g_al-jazeera-arabic_news#hp-v-v1
Sur Al Arabiya en live => http://www.dailymotion.com/video/xg7h6w_al-arabiya_news
Voila la question que la chaîne LCI s’est posée ce matin dans sa matinale,
Une question que nous devons tous nous poser, en ces moments : Qui prendrait la place de Moubarak ? les islamistes ?
Seules quelques webradios et quelques télévisions satellitaires permettent aux Coptes de s’exprimer en Egypte. Car les onze chaînes de télé hertziennes et les vingt radios FM, aux ordres du gouvernement, ne s’adressent qu’aux musulmans. Mais l’attentat du 31 décembre et la peur du terrorisme pourraient bien rapprocher les deux communautés.
Le 6 janvier, à 22 heures, la messe de Noël vient de se terminer. En plein cœur du Caire, les Coptes quittent en silence l’église Kasr el-Doubara, protégée par des barrières, une ribambelle de policiers et un portique de sécurité. Depuis l’attentat du 31 décembre (vingt et une personnes tuées, cinquante blessées) à Alexandrie, haut lieu de l’histoire copte, l’heure est au recueillement et à la prudence. Les fidèles rentrent vite chez eux, car la rumeur annonce des échauffourées dans un quartier proche, mais aussi parce qu’ils veulent voir, sur la deuxième chaîne de la télévision d’Etat, le maigre visage de leur patriarche, Chenouda III, célébrant une messe en la cathédrale d’Abbassiya. L’événement ne se produit que deux fois l’an, à Noël et à Pâques. « Nous, les Coptes, dit une femme qui sort de l’office,représentons entre 7 % et 10 % de la population, mais nous sommes discriminés dans la vie quotidienne comme dans les médias. C’est grave parce qu’ainsi les musulmans ne nous connaissent pas. »
Aucune des onze chaînes de télévision ou des vingt stations FM de l’Ertu (Egyptian Radio and Television Union), toutes contrôlées par le gouvernement, ne laisse de place aux Coptes, alors que les prédications des imams sont diffusées chaque jour sur les écrans, et les versets du livre sacré de l’islam livrés en continu sur Radio Coran. Ce traitement s’ajoute au manque cruel de liberté éditoriale. Il y a encore deux ans, l’Ertu était dirigée par un colonel. Un ingénieur a pris sa place. Le ministre de l’Information y a installé ses bureaux. L’un de ses hommes supervise toute l’info.
« Chez nous, explique un journaliste d’une radio du gouvernement qui veut rester anonyme, comme tous nos interlocuteurs, les journalistes n’écrivent pas leurs textes. Ils lisent ceux rédigés par des fonctionnaires d’Etat et obéissent aux ordres. Comme ils n’ont pas reçu de consignes au moment de l’attentat de l’église copte, ils n’en ont pas parlé ou seulement pour dire « c’est lamentable, c’est affreux, il faut rester solidaire ». Sur nos ondes, il n’y a pas de débat, pas d’analyse, juste des messages de tolérance qui passent en boucle et répètent : « Depuis toujours, les Egyptiens sont frères et sœurs et vivent en parfaite harmonie. » »
Une de ses collègues de la télévision d’Etat s’insurge : « Une personne contrôle l’info de toutes les chaînes. Elle prend ses ordres auprès du ministre et nous dit : aujourd’hui on parle de ceci, demain, de cela. On nous demande le nom de nos invités et les questions qu’on va leur poser. On nous impose des directives et des messages. Concernant l’attentat d’Alexandrie, le message est : tout le monde condamne. En général, lorsqu’il y a des problèmes religieux, on nous demande de ne pas en parler. Les Egyptiens ont compris. Ils ne nous font plus confiance. Ils nous regardent pour les films et la musique. Pour le reste, ils se branchent sur Al Jazeera. Pour les faire revenir, notre direction investit des sommes colossales, dans les studios et des décors somptueux. Ça ne change rien, bien sûr. Les journalistes qui ont un peu le sens de l’honneur dépriment. »
Devant cette désinformation organisée, les Egyptiens n’ont guère le choix, d’autant que les médias publics internationaux, comme RFI par exemple (1), et les stations privées religieuses, même musulmanes, sont interdits en hertzien. Du coup, ils s’équipent : 99 % de la population possèdent une antenne parabolique, 95 % Internet.
Ainsi, les Coptes ont trouvé leurs moyens de communication : des webradios basées à l’étranger et des télévisions par satellite installées dans les grandes villes égyptiennes. Elles sont tolérées dans la mesure où elles respectent un code de bonne conduite : les chaînes confessionnelles peuvent parler de leur religion, mais pas de celle d’autrui et surtout pas de politique. Enfin, elles ne sont pas autorisées à filmer hors de leurs studios et de leurs églises. Pour réaliser des reportages dans la rue, elles doivent demander une autorisation au bureau de la sécurité de l’Etat, situé au premier étage de l’Ertu. Et ça peut prendre des semaines. En novembre dernier, vingt télés satellitaires ont été interdites parce qu’elles ont critiqué le président Moubarak et l’Islam.
Animées par le seul message chrétien, les télés satellitaires coptes vivent de dons ou de la générosité de particuliers fortunés. « Au moment de l’attentat, nous avons fait du direct pour soutenir la foi des téléspectateurs, parler de l’événement du point de vue de l’Eglise. C’était l’occasion de montrer que Dieu peut soigner les blessures, raconte une journaliste d’une chaîne copte. On a diffusé des interviews d’artistes et de responsables religieux, toutes confessions confondues, mais aussi des reportages réalisés dans les églises et les hôpitaux. On a aussi organisé un concert avec des chants chrétiens qui parlent de l’Egypte. C’était la première fois que l’on sentait les musulmans compatir et sympathiser avec nous… En fait, le gouvernement égyptien ne nous donne pas plus de libertés parce qu’il a peur de la réaction des fondamentalistes. » Un confrère d’une autre télévision copte satellitaire ajoute : « Nous n’attendons pas que le gouvernement nous demande d’être modérés. Le 31 décembre, nos équipes étaient dans l’église des Saints d’Alexandrie. Nous avons diffusé toutes les images, les blessés, les morts. Ce sont les téléspectateurs qui nous ont suggéré de passer des reportages moins violents. »
L’an dernier, cette chaîne a lancé des débats interreligieux avec les musulmans : « Ces derniers apprécient, ça marche bien. Petit à petit, les choses avancent. Personnellement, je suis optimiste, cet attentat va faire réfléchir. Dans quelques mois, il y aura davantage de place pour les Coptes dans les médias et les écoles. Déjà, le ministre de l’Enseignement a promis de changer tous les manuels d’histoire. Ceux utilisés actuellement ne parlent pas de nous, alors que nous sommes à l’origine de ce pays et que notre langue est issue de l’Egypte ancienne. De l’obscurantisme pourrait sortir une lumière… »
Depuis l’attentat, dans l’église Kasr el-Doubara, les Coptes organisent chaque jour des soirées de consolation. Ils prient, chantent et pleurent. Certains parlent de leur peur, affirment que le terrorisme les frappera encore (dix jours après l’attentat, un policier musulman déclenchait une fusillade meurtrière dans un train contre des chrétiens). D’autres font preuve d’optimisme. Au bord des larmes, une femme d’une quarantaine d’années hésite et dit d’une voix brisée : « Pendant la messe de minuit, des centaines de musulmans, cierge allumé à la main, ont entouré quelques-unes de nos églises. »
(via Télerama.fr)
Afin de suivre la révolution égyptienne à la minute près, une playlist a été mis en place, où vous retrouverez tous les passages vidéos dans les JT français parlant de cette révolution :
Comme en Tunisie, Facebook et Twitter ont servi de vecteurs aux manifestations qui rassemblent quelque 15 000 personnes dans les rues du Caire, la capitale égyptienne, où un important dispositif policier a été mis en place.
Des manifestations lançant des slogans hostiles au pouvoir ont débuté en début après-midi en Égypte à l’initiative de mouvements d’opposition qui s’inspirent du soulèvement tunisien. Entre 20 000 et 30 000 policiers sont déployés dans les rues du Caire, la capitale, où des gaz lacrymogènes ont été tirés contre les manifestants. Le rassemblement a un peu reculé mais ne s’est pas dispersé. En retour, la police a essuyé quelques jets de pierres, a constaté un journaliste de l’AFP.
Depuis plusieurs jours, les quelque 17 millions d’internautes égyptiens se préparent à ces manifestations. Les réseaux sociaux ont été massivement mis à contribution. Sur Twitter et Facebook, qui regroupe à lui seul 5 millions d’utilisateurs égyptiens, les messages s’enchaînent à un rythme effréné.
Difficile de ne pas faire le parallèle avec la situation en Tunisie, que d’aucuns ont rapidement surnommé « la première révolution Facebook ». Mais le président égyptien, Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 29 ans, doit-il réellement craindre un scénario à la tunisienne ?
« Cher peuple tunisien, le soleil de la révolution ne va pas s’éclipser », peut-on lire sur la page Facebook du groupe égyptien « 25 janvier : la révolution de la liberté », qui compte près de 400 000 fans pour qui ce mardi revêt une importance particulière. Le 25 janvier est en effet le « jour de la police », célébration qui se tient chaque année en mémoire du soulèvement des forces de l’ordre contre les Britanniques, en 1952.
Des internautes appellent d’ailleurs les policiers à se joindre aux manifestants pour exprimer leur ras-le-bol du régime égyptien. Un autre groupe, baptisé « Jour de la révolution », se targue d’avoir mobilisé plus de 80 000 Égyptiens se disant prêts à descendre ce mardi dans les rues du Caire, la capitale..
(via LeMonde.fr)
Mardi 25 janvier, plusieurs mouvements d’opposition appellent les Egyptiens à manifester dans l’espoir de suivre l’exemple tunisien. Ces manifestations attendues dans l’après-midi au Caire et en province sont les premières du genre en Egypte depuis la chute du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali le 14 janvier. Les leaders du mouvement, qui estiment que les problèmes de la société égyptienne sont similaires, espèrent reproduire la révolution tunisienne, et grâce aux mêmes méthodes de contestation.
L’idée a été lancée par le « Mouvement du 6 avril » et d’autres groupes pro-démocratie qui appellent à faire de mardi une « journée de révolte contre la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage ». Le 6 avril 2008, une grève générale avait dégénéré en de violentes émeute dans le delta du Nil.
Cette initiative coïncide avec la très officielle « Journée de la police », un jour férié à l’occasion duquel les dirigeants multiplient les éloges aux forces de l’ordre et les engagements à maintenir la stabilité. Le ministère de l’intérieur a déclaré de son côté qu’il « ferait preuve de fermeté contre quiconque agirait de manière illégale ».
L’effet réseaux sociaux. Les organisateurs comptent sur l’effet d’entraînement des événements en Tunisie, très commentés par les jeunes Egyptiens ayant accès aux réseaux sociaux sur Internet. Un groupe sur Facebook avait récolté mardi matin plus de 83 000 fans assurant être prêts à manifester. Une vidéo de bonne qualité, témoignant des moyens de l’opposition, a été postée sur YouTube pour appeler à manifester.
L’opposant Mohamed ElBaradei, ancien haut fonctionnaire international, a exprimé sur sa page Facebook son soutien à « l’appel à manifester contre la répression » et a dénoncé « les menaces d’utiliser la force venant d’un régime qui tremble devant son peuple ». Seul problème, la contestation, forte sur le Web, a toujours eu du mal à se concrétiser dans la rue.
Une opposition contrôlée. Même si l’opposition bénéficie en Egypte d’une marge de liberté beaucoup plus importante qu’en Tunisie avant la révolution, le gouvernement semble craindre le mouvement de protestation et opère des intimidations. Le comité de soutien de Mohamed ElBaradei a affirmé que plusieurs de ses partisans avaient été convoqués par les services de sécurité avant ces manifestations.
Le mouvement a reçu l’appui d’autres formations politiques, mais sur un mode relativement prudent. Les Frères musulmans, à la forte capacité de mobilisation, et le Wafd, premier parti d’opposition laïque, n’ont pas lancé d’appels formels à défiler, mais ont indiqué que leurs jeunes militants pourraient se joindre aux cortèges.
Plusieurs analystes égyptiens ont aussi mis en exergue ces derniers jours les différences entre l’Egypte et la Tunisie, notamment le fait que le régime égyptien avait su ménager des marges d’expression pour les médias et l’opposition. « C’est une dictature subtile, alliant un appareil sécuritaire puissant à des espaces de liberté maîtrisés qui permettent d’évacuer l’exaspération populaire », expliquait auMonde la semaine dernière Diaa Rachwan, chercheur au centre de stratégique d’Al-Ahram.
Le ferment social. L’Egypte connaît des difficultés économiques et un mécontentement social qui présentent de nombreuses similitudes avec la Tunisie de Ben Ali. Plusieurs immolations par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Egypte, rappelant celle de Mohamed Bouazizi, ce jeune Tunisien qui avait déclenché en décembre la révolte dans son pays.
Sur le plan politique, le régime est dominé depuis près de trente ans par le président Hosni Moubarak, 82 ans, à la santé incertaine. Sa succession est au centre d’une sourde rivalité entre son fils Gamal 47 ans, proche des milieux d’affaires, et la « vieille garde » du pouvoir liée au puissant appareil militaro-sécuritaire.
Un pouvoir plus fort ? Le gouvernement égyptien a démenti ces derniers jours tout risque de contagion entre la Tunisie et l’Egypte, tout en laissant entendre que, pour calmer l’inquiétude sociale, il ne remettrait pas en cause les subventions aux produits de base.
L’armée, dont sont issus tous les présidents depuis 1952, est également jugée davantage loyale envers le pouvoir que l’armée tunisienne ne l’était à l’égard du président déchu.
Mardi matin, 20 000 à 30 000 policiers ont été mobilisés dans le centre de la capitale et le quartier du ministère de l’intérieur a été bouclé, selon les services de sécurité. Une vingtaine de camions de police étaient stationnés aux abords de la Cour suprême et des véhicules équipés de canons à eau ont été garés au bord des rues.
Voici notre premier Moment de méditation du Pape Shenouda III, pour cette année 2011, et comme vous vous en doutez, il est lié à l’attentat qui a eu lieu à Alexandrie…
Comme Dieu était là avec les trois jeunes dans la fournaise de feu, ainsi il est aussi avec nous « tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt.28, 20) :
La ministre française des Affaires étrangères poursuit sa tournée régionale dans les pays arabes. Michèle Alliot-Marie a quitté samedi 22 janvier en début d’après-midi l’Egypte où elle a rencontré le président égyptien. Paris et Le Caire ont évoqué la stabilité au Liban et la situation des chrétiens.
Pas un mot sur la Tunisie ou le Soudan. Les discussions de Michèle Alliot-Marie avec le président Moubarak et le chef de la diplomatie égyptienne ont porté sur les tentatives de relance du processus de paix au Proche-Orient et, surtout, sur la question chrétienne.
Au lendemain de l’attentat contre l’église d’Alexandrie, Le Caire avait vivement réagi aux diverses déclarations européennes qui dénonçaient « un plan d’épuration religieuse au Proche-Orient » ou appelaient à protéger les chrétiens du monde arabe.
Un malentendu qu’a cherché à lever la chef de la diplomatie française : « Nous avons beaucoup parlé du problème en général que constituent la montée de l’extrémisme et les menaces terroristes. Il y a des choses qui relèvent de la souveraineté des Etats effectivement, et notamment la protection, la réaction. Je pense que nous devons effectivement regarder ensemble comment prévenir ce type d’actes ».
Cette coopération proposée à l’Egypte comprend une participation au débat que devrait tenir l’Union européenne à la fin du mois. On ne parlera plus de défense des chrétiens d’Orient mais des fidèles de toutes les religions, en Orient comme en Occident.
L’Egypte n’a pas encore donné son accord.
Le groupe radical palestinien de l’Armée de l’Islam a démenti dimanche à Gaza toute participation dans l’attentat contre une église copte à Alexandrie, qui a coûté la vie à plus 20 personnes dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
« L’Armée de l’Islam n’a aucune relation, de près ou de loin, avec l’attaque contre l’église copte à Alexandrie en Egypte », a déclaré à l’AFP un porte-parole du groupe portant le nom de guerre Abou Mouthanna.
« C’est le Mossad (service de renseignement extérieur israélien) qui est responsable de l’attaque », a ajouté le porte-parole de l’Armée de l’Islam, un groupe salafiste que l’on dit proche de la nébuleuse Al-Qaïda.
De son côté, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a également accusé le Mossad d’être derrière l’attentat d’Alexandrie.
« Nos armes sont dirigées directement vers l’ennemi sioniste et le champ de bataille avec cet ennemi est à l’intérieur de la Palestine », a déclaré à l’AFP un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, en assurant qu’ »Al-Qaïda n’existe pas du tout à Gaza ».
Le ministre égyptien de l’Intérieur Habib al-Adli a accusé dimanche l’Armée de l’Islam d’être responsable du sanglant attentat anti-chrétien du Nouvel an.
« Le groupe palestinien de l’Armée de l’Islam, lié à Al-Qaïda, est derrière l’attentat contre l’église des Saints à Alexandrie » (nord), a déclaré M. Adli, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat, à l’occasion de la journée de la police.
Le ministre égyptien n’a donné aucune précision sur l’enquête et les éléments qui ont conduit à incriminer le groupe salafiste palestinien.
(©AFP / 23 janvier 2011 17h27)





