Posted in News on mai 31, 2010

Une info qui fait beaucoup parler d’elle et dans la presse française et dans les médias égyptiens.

En effet, le patriarche de l’Eglise Copte Orthodoxe, Le Pape Amba Chénouda III a catégoriquement rejeté une demande de la justice égyptienne d’autoriser les remariages de fidèles divorcés, ont rapporté lundi des chaînes de télévision privées.

« Personne ne peut nous contraindre à quoi que ce soit à part les instructions de l’Evangile. La décision de la justice est un jugement civil. Or le mariage est un acte religieux qui doit respecter la loi religieuse », a déclaré le patriarche dimanche soir lors d’une rencontre avec des coptes à Alexandrie (nord).

« Aucun religieux ne peut marier un fidèle sans l’autorisation de l’Eglise (orthodoxe copte) et s’il le fait nous allons le destituer », a-t-il poursuivi selon des passages diffusés par des chaînes égyptiennes.

« La justice ne doit pas intervenir dans les affaires religieuses et l’islam (religion majoritaire en Egypte ndlr) reconnaît le droit des non-musulmans à appliquer les instructions de leur propre religion », a poursuivi le chef de l’église copte.

Le patriarche réagissait à un jugement de la Haute cour administrative égyptienne enjoignant à l’église copte d’autoriser le remariage de ses fidèles divorcés.

L’affaire opposait un fidèle, Hani Wasfi, qui avait porté plainte contre Chénouda III après un refus de le remarier suite à un divorce. Débouté en première instance, le patriarche s’était pourvu en appel devant la Haute cour qui lui a de nouveau donné tort.

Le mariage civil n’est reconnu en Egypte que s’il est accompagné d’un mariage religieux.

Cet article la a été tiré du site la-croix.fr, et donne suite à cet article, écrit un jour plus tôt :

La justice égyptienne vient d’ordonner à la très conservatrice Eglise copte du pays d’autoriser ses fidèles divorcés à se remarier, a rapporté la presse égyptienne dimanche.

La décision de la Haute cour administrative déboute le patriarche de l’église copte, Chénouda III, dans une affaire l’opposant à une de ses ouailles.

« Conformément à la loi, un chrétien peut se remarier et la Constitution lui garantit le droit de fonder une famille. L’appel du patriarche Chénouda pour empêcher les coptes de se remarier est rejeté », a déclaré la Haute cour administrative dans son jugement, qui ne peut pas faire l’objet d’appel.

L’affaire opposait un fidèle, Hani Wasfi, qui avait porté plainte contre Chénouda III après un refus de le remarier suite à un divorce. Débouté en première instance, le patriarche s’était pourvu en appel devant la Haute cour qui lui a à nouveau donné tort.

L’église copte ne permet le divorce qu’en cas d’adultère prouvé, ou en cas de conversion de l’un des conjoints à une autre religion ou branche du christianisme.

Le mariage civil n’est reconnu en Egypte que s’il est s’accompagné d’un mariage religieux.

L’Egypte, en grande majorité musulmane, compte près de 10% de coptes, ou chrétiens d’Egypte.

Les conditions très strictes posées par l’église copte au remariage des personnes divorcées ont fait l’objet de critiques croissantes de la part de fidèles comme d’organisations de défense des droits civiques.

Suite à cet évènement la chaine Mehwer a fait une interview du Pape Shenouda III sur cette affaire, et dans laquelle il explique le pourquoi de cet avis, et les origines de cette décision.


Voici la vidéo de cet interview :